Le Baptême du Seigneur : la manifestation de la Trinité

janvier 1997: Art Sacré, copie avec variante de l'Icône de la sainte Trinité de Andreï Roublev.

janvier 1997: Art Sacré, copie avec variante de l’Icône de la sainte Trinité de Andreï Roublev.

Lc 3, 15-16.21-22

Cette fête qui a été rattachée à la fin du VIIIe s. à l’octave de l’Épiphanie, termine le temps de Noël. Avec elle, nous quittons la perspective chronologique des évangiles de l’enfance. Nous entrons dans l’âge adulte de Jésus et dans son identité véritable, celle de Fils de Dieu.

Les paroles prêtés au Père renvoient aux récits de la Première Alliance : le fils bien-aimé, tel Isaac mené au sacrifice (Gn 22,2), le Serviteur en qui le Seigneur met son amour (Is 42,21), le roi-messie engendré du Père (Ps 2,7). La suite de cette péricope, qui ne figure pas dans le lectionnaire, est constituée par la généalogie de Jésus, attestant en quelque sorte l’effectivité du baptême. Elle commence par « Au moment de ce début, Jésus avait environ trente ans ; il était considéré comme fils de Joseph, fils d’Éli » (Lc3, 23) et se termine par «…fils d’Adam, fils de Dieu ».

Au nom du Père …

Dans son récit de vision trinitaire du baptême, Luc insiste sur la descente de l’Esprit «sous une apparence corporelle, comme une colombe » (3,15…22). Depuis la manifestation au Jourdain, l’Église peut baptiser à son tour : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt. 28, 19). Cette fête est aussi l’occasion de faire mémoire des nouveaux baptisés de l’année écoulée et d’évoquer les enfants comme les adultes qui recevront le baptême dans l’année à venir. L’après-midi du samedi pourrait être présentée comme un temps baptismal, favorable pour des célébrations communautaires de baptêmes de petits enfants, en rassemblant trois ou quatre familles.

Chants

On pourra chanter lors de la procession d’entrée : Sauvés des mêmes eaux CNA 584 ou Bien-Aimé de Dieu CNA 606.