La célébration de la Pentecôte dans l’histoire

8 Juin 2014 : Messe Solennelle de Pentecôte à Notre-Dame de la Garde, à l'occasion du 150ème anniversaire de la consécration de la basilique, à Marseille (13), France. June 8, 2014: Solemn Mass of Pentecost at Notre Dame de la Garde for the 150th anniversary of the consecration of the baslique in Marseille (13), France.

8 Juin 2014 : Messe Solennelle de Pentecôte à Notre-Dame de la Garde, à l’occasion du 150ème anniversaire de la consécration de la basilique, à Marseille (13).

Ces lignes sont extraites de l’ouvrage Eglise en prière, tome IV, p. 73-74.

La Pentecôte au cours du premier millénaire

La Pentecôte est parfaitement caractérisée comme fête de la venue du Saint Esprit sur les Apôtres et du départ missionnaire de l’Eglise dans les sermons de saint Augustin et de saint Léon le Grand en Occident, comme en ceux de saint Grégoire de Nysse et de saint Jean Chrysostome en Orient. (1)

En même temps qu’elle commémore un événement précis, la fête de la Pentecôte devient, vers la fin du IVème siècle, au moins en Occident, une sorte de réitération de la solennité pascale par la célébration de l’initiation chrétienne pour ceux qui n’ont pu être baptisés dans la nuit sainte. Saint Léon le Grand en témoigne, pour Rome, aussi bien dans sa prédication que dans une lettre adressée aux évêques de Sicile. A ce titre, la Pentecôte est dotée d’une veillée nocturne, calquée sur celle de Pâques. Au VIème siècle, elle est déjà pourvue d’un jeûne préparatoire le samedi, ce qui est en contradiction avec la conception festive de la Pentécosté primitive. Nombre d’Eglises, fidèles à l’ancien usage, se refusèrent longtemps à observer ce jeûne.

Une autre conséquence du caractère baptismale de la célébration de la Pentecôte fut l’addition d’une octave à la fête, en vue de la catéchèse mystagogique des néophytes. Elle est déjà attestée par l’épistolier romain du début du VIIème siècle (2). Mais cette octave festive coïncidait avec la semaine de reprise du jeûne interrompu depuis Pâques, le jeûne du quatrième mois (juin), et l’harmonisation s’avéra difficile. L’introduction en Gaule de trois journées de pénitence ou Rogations avant l’Ascension (fin du Vème siècle), en attendant leur adoption dans la liturgie romaine (début du IX siècle), devrait achever de rompre l’unité de la Cinquantaine d’allégresse, où l’on ne jeûne pas et où l’on prie debout.

Après le Concile Vatican II

Les normes de l’année liturgique promulguées en 1969 remettent en valeur l’unité de la Cinquantaine pascale. Elles le font d’abord par la suppression de l’octave de la Pentecôte, soulignant ainsi que Dieu a voulu « pascale sacramentum quinquaginta dierum mysterio contineri » (Collecte de la Messe de la veillée de la Pentecôte au Missel romain, Elle provient de Le, n°191).

Le dimanche de la Pentecôte constitue ainsi le dernier jour du temps pascal. De plus, chacun des dimanches qui le précèdent est considéré comme « dimanche de Pâques » et non plus « après Pâques ». le dimanche qui suit l’Ascension est le VIIe dimanche de Pâques, marquant ainsi que l’Ascension n’apporte pas une coupure dans la Cinquantaine. Enfin, ces dimanches l’emportent sur toute solennité du Seigneur ou des saints.

1. St Jean de Chrysostome, Sermon pour l’Ascension 1, PG 50, col. 441

2. G. Morin, Le plus ancien Comes ou Lectionnaire de l’Eglise romaine, RBen 27, 1910, pp. 57 – 58

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