Trois sacrements qui forment un tout

27 mai 2012 : Saint chrême, messe de Pentecôte, l'Ile des Vannes, L'Ile Saint Denis (93), France.

27 mai 2012 : Saint chrême, messe de Pentecôte, l’Ile des Vannes, L’Ile Saint Denis (93), France.

Le sacrement de la confirmation fait partie des sacrements de l’initiation chrétienne, avec le baptême et la réception de l’eucharistie. Même si ces trois sacrements sont célébrés dans la vie d’une personne à des moments différents et dans des ordres qui ont varié au cours de l’histoire, on gagnera toujours à bien relier la célébration de la confirmation aux deux autres sacrements, qui ont déjà été reçus par les confirmands. Il nous faut sûrement retrouver une perception plus grande du lien étroit entre le baptême, la confirmation et l’eucharistie. C’est les trois sacrements qui, ensemble, nous initient à la vie chrétienne.

Pour les confirmands, qu’en est-il de ce lien avec leur baptême et leur participation à la messe ?

Le baptême

Le sacrement de la confirmation est souvent compris comme une “confirmation du baptême”, mais le mot peut prêter à équivoque. En effet, au baptême, tout est déjà donné totalement, y compris l’Esprit-Saint. Ce qui est déjà donné n’a pas besoin d’une “addition”. Mais la confirmation vient déployer la signification du baptême : elle le porte à son achèvement en “marquant” le baptisé de l’Esprit dont il vit déjà, telle une marque qui “scelle” la vie du baptisé comme une vie dans l’Esprit-Saint.

Ainsi, il est bon de donner du poids à ce baptême reçu par les confirmands et dans la préparation, et dans la célébration.

Pour la préparation, on pourra le faire, par exemple, à l’occasion de la demande et de la réception du certificat de baptême.

Pendant la célébration, le rituel ne prévoit rien. Néanmoins, on pourra trouver l’un ou l’autre signe fort, par exemple :

  • les confirmands portent un foulard blanc en rappel de leur baptême ;
  • les confirmands vont se signer dans une cuve baptismale au début de la célébration ;
  • la célébration commence au baptistère auprès duquel est allumé le cierge pascal ;
  • on emploie le rite de l’aspersion pour la préparation pénitentielle ;
  • si le nombre de confirmands n’est pas trop grand, on peut les appeler par leur nom (ou prénom), en spécifiant, « N., baptisé le … à … »

L’eucharistie

En France, les confirmands ont tous déjà fait leur première communion. (Si cela n’était pas le cas, il est tout à fait opportun de proposer à un jeune d’être confirmé et de recevoir pour la première fois la communion dans la même célébration.) L’eucharistie est véritablement la source et le sommet de la vie chrétienne. Mais c’est souvent loin d’être vécu de cette façon. Une fois l’initiation chrétienne achevée, la participation à la messe et la communion eucharistique seront au centre de la vie sacramentelle. Elle est une nourriture qui réveille le don de l’Esprit Saint et permet la persévérance dans la fidélité au don reçu.

Pendant la préparation, on pourra aider les confirmands à renouveler leur goût de la pratique dominicale, et à percevoir la profondeur du don que Dieu fait dans la communion. C’est un point difficile, ou les accompagnateurs aideront les confirmands à avancer à partir du point où ils en sont.

Dans la célébration, le sacrement de la confirmation ouvre naturellement à l’eucharistie. On pourra trouver un signe fort, par exemple :

  • quelques-uns des confirmés apportent le pain et le vin en procession (en mettant bien le poids nécessaire dans ce geste : avec le pain et le vin, c’est leur vie qu’ils apportent) ;
  • on utilise une très grande hostie qui sera fractionnée en autant de parcelles qu’il y a de concélébrants et de confirmés ;
  • les confirmés reçoivent la communion un peu avant le reste de l’assemblée ;
  • les confirmés, voire leur parrain ou marraine, reçoivent la communion aussi au Sang du Christ.

Dans les temps qui suivent la célébration, le groupe des confirmés peut se retrouver à une messe dominicale, pour rendre grâce des dons reçus.