« Le lieu du baptême, le baptistère » par le diocèse de Soissons

Par le SDPLS (Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle) et la CDAS (Commission Diocésaine d’Art Sacré), Jeudi 23 JUIN 2011

Le baptistère est le lieu dédié au baptême. De bâtiment indépendant de l’église à laquelle il est attaché, il est devenu, au fil des siècles, piscine pour le baptême par immersion puis simple cuve dans laquelle peut couler l’eau pour le baptême par aspersion ou infusion. De loin la plus courante de nos jours, cette cuve peut se présenter sous toutes les formes, selon les matériaux dont elle est constituée, pierre, marbre, ou métal…

Le baptême est l’un des sacrements fondamentaux de la foi chrétienne. Il est mentionné à diverses reprises dans la Bible, soit comme signe d’une volonté humaine de repentance et de conversion, à l’image du baptême administré par saint Jean, dit le Baptiste, soit comme signe manifeste d’appartenance à Dieu, comme le baptême de Jésus dans le Jourdain accompagné de la manifestation ou effusion de l’Esprit Saint.

Les rites qui l’ont accompagné au cours de l’histoire de l’Eglise reposent sur les nombreuses correspondances entre l’eau, particulièrement précieuse en Orient, eau qui noie et eau qui fait vivre, et le Christ, la vraie source de la Vie.

Le chemin initiatique du catéchumène, entre l’obscurité de son ignorance – amoindrie par l’enseignement catéchétique et l’écoute de la Parole – et la lumière de son entrée, par le baptême, dans la foi et dans la communauté de ses frères, s’apparente ainsi visiblement à une mort et à une nouvelle naissance radicale. Il est traduit par les déplacements auxquels nous invite le rituel du baptême : porte de l’église, lieu de la Parole, lieu du baptême, autel, qui constituent une véritable initiation progressive.

Le concile de Vatican II a mis fortement l’accent sur la dimension communautaire du baptême. L’entrée d’un nouveau membre dans l’église chrétienne est donc souvent aujourd’hui célébrée bien en vue des fidèles ; les « fonts baptismaux », parfois mobiles, sont alors souvent installés devant l’autel, rompant ainsi avec la tradition et provoquant l’utilisation de cuves baptismales parfois peu dignes de ce premier sacrement. Enfin, si l’église conserve une chapelle servant de baptistère, c’est là que se trouve le cierge pascal lorsqu’il n’est pas utilisé dans la liturgie, notamment après le temps pascal.

Article est issu du bulletin « La vie diocésaine de Soissons », et propose une piste de réflexion sur le lieu du baptême : le baptistère.