L’encens dans la liturgie

cierge pascalL’encens est produit à partir de la résine d’un arbre que l’on trouve surtout dans la péninsule arabique.

Cet arbre, haut de trois mètres à maturité, produit cette précieuse résine, mais il faut attendre une bonne dizaine d’années pour qu’il fournisse un produit de qualité. L’écorce est incisée en enlevant un lambeau étroit et long, on racle ensuite l’endroit dégagé, et on récolte les concrétions de gomme-résine en les faisant tomber dans un récipient.

Les sécrétions de résine durcissent au contact de l’air et son collectées deux à trois semaines plus tard ; ces gouttes solidifiées peuvent atteindre plusieurs centimètres. Parfois on les concasse, ce qui donne ce que l’on appelle les « grains d’encens ».

Le christianisme, dans la continuité de l’Ancien Testament, perpétue l’utilisation de l’encens, puisqu’il fait partie des cadeaux apportés au Christ par les rois mages.

L’encens est brûlé dans un encensoir, tenu par un thuriféraire (d’un mot grec, « thus », encens, et d’un mot latin « ferre », porter) qui le fait osciller pour mieux diffuser le parfum de l’encens. La fumée de l’encens montant vers le ciel symbolise également la prière qui monte vers Dieu. L’encensoir est utilisé à différents moments durant la célébration eucharistique :

Durant la procession d’entrée

Le prêtre encense alors l’autel sur lequel sera célébré le Saint-Sacrifice, ainsi que la croix.

Avant la lecture de l’Évangile

Le livre est encensé.

 

Durant l’Offertoire

Le pain et le vin, qui deviendront le Corps et le Sang du Christ, sont encensés, puis le célébrant, les ministres et enfin l’assemblée, car ils sont le temple du Saint Esprit.

 

Au moment de la consécration

Lors de l’élévation du Corps et du Sang du Christ.

On l’utilise encore lors des funérailles, des expositions du Saint Sacrement, lors de certaines processions, lors des vêpres solennelles au moment du chant du « Magnificat ».

« Que ma prière devant toi s’élève comme un encens. » Ps 40