Les rites de communion

4

Les rites de communion

15 Septembre 2011 : P. Frédéric MOUNIER, et P. Gustave LUSASI TAMPIKU lors de la Messe du jeudi matin célébrée par les trois prêtres membres de la Fraternité Missionnaire des Prêtres pour la Ville (FMPV) d'Aubervilliers. Egl. Notre Dame des Vertus, Aubervilliers (93), France.    September 15th, 2011 : A Missionary Brotherhood of Priests for the City. Aubervilliers (93) France.

Réf. PGMR 80-89

80 Puisque la célébration eucharistique est le banquet pascal, il convient que, selon l´ordre du Seigneur, son Corps et son Sang soient reçus par les fidèles bien préparés comme une nourriture spirituelle. C´est à cela que tendent la fraction et les autres rites préparatoires par lesquels les fidèles sont immédiatement amenés à la Communion.

L'oraison dominicale

81 Dans l´oraison dominicale, on demande le pain quotidien qui, pour les chrétiens, évoque surtout le pain eucharistique, et on y implore la purification des péchés, pour que les choses saintes soient vraiment données aux saints. Le prêtre prononce l´invitation à la prière, tous les fidèles disent celle-ci avec le prêtre, et le prêtre seul ajoute l´embolisme que le peuple conclut par la doxologie. L´embolisme, qui développe la dernière demande de l´oraison dominicale, demande pour toute la communauté des fidèles la libération de l’emprise du mal. L´invitation, la prière proprement dite, l´embolisme et la doxologie par laquelle le peuple conclut cet ensemble, sont chantés ou dits à haute voix.

Le rite de paix

82 Vient ensuite le rite de la paix : l’Église implore la paix et l´unité pour elle-même et toute la famille humaine, et les fidèles expriment leur communion dans l’Église ainsi que leur amour mutuel avant de communier au sacrement.

En ce qui concerne le signe de la paix à transmettre, la façon de faire sera décidée par les Conférences des évêques, selon la mentalité et les us et coutumes de chaque peuple. Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et uniquement à ceux qui l’entourent.

La fraction du pain

83 Le prêtre rompt le pain eucharistique, aidé, le cas échéant, par le diacre ou un concélébrant. Le geste de la fraction, accompli par le Christ à la dernière Cène et qui a donné son nom à toute l’action eucharistique à l´âge apostolique, signifie que les multiples fidèles, dans la communion à l´unique pain de vie, qui est le Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul corps (1 Co 10, 17). La fraction commence après le rite de la paix, et se fait avec le respect qui s’impose, en évitant de le prolonger sans nécessité ou de lui donner trop d’importance. Ce rite est réservé au prêtre et au diacre.

Le prêtre rompt le pain et met dans le calice une parcelle de l’hostie pour signifier l’unité du Corps et du Sang du Seigneur dans l’œuvre du salut, c’est-à-dire le Corps du Christ Jésus vivant et glorieux. L’invocation Agnus Dei (Agneau de Dieu) est ordinairement chantée par la chorale ou le chantre, et le peuple y répond ou bien elle est dite à haute voix. Cette invocation accompagne la fraction du pain et peut donc être répétée autant de fois qu´il est nécessaire jusqu’à ce que le rite soit achevé. La dernière fois, elle est conclue par les mots : Dona nobis pacem (Donne-nous la paix).

84 Le prêtre, par une prière à voix basse, se prépare à recevoir avec fruit le Corps et le Sang du Christ. Les fidèles font de même par une prière silencieuse.

Puis le prêtre montre aux fidèles le pain eucharistique, au-dessus de la patène ou du calice, et les invite au banquet du Christ ; en même temps que les fidèles, il fait un acte d´humilité, en reprenant les paroles évangéliques indiquées.

85 Il est très souhaitable que les fidèles, comme le prêtre est tenu de le faire lui-même, reçoivent le Corps du Seigneur avec des hosties consacrées au cours de cette même célébration et […] qu´ils participent au calice, afin que par ces signes mêmes, la Communion apparaisse mieux comme la participation au sacrifice actuellement célébré[1].

86 Pendant que le prêtre consomme le Sacrement, on commence le chant de Communion pour exprimer par l´unité des voix l´union spirituelle entre les communiants, montrer la joie du cœur et mettre davantage en lumière le caractère « communautaire » de la procession qui conduit à la réception de l’Eucharistie. Le chant se prolonge pendant que les fidèles communient[2]. Mais il s’arrêtera au moment opportun s’il y a une hymne après la communion.

On veillera à ce que les choristes aussi puissent communier commodément.

Le chant de Communion

87 Pour le chant de Communion, on peut prendre soit l´antienne du Graduale romanum, avec ou sans psaume, soit l´antienne avec son psaume du Graduale simplex, ou un autre chant approprié approuvé par la Conférence des évêques. Le chant est exécuté soit par la chorale seule, soit par la chorale ou le chantre avec le peuple.

S´il n´y a pas de chant, l´antienne proposée dans le Missel peut être dite soit par les fidèles, soit par quelques-uns d´entre eux, soit par un lecteur ou, à défaut, par le prêtre, après avoir lui-même communié et avant qu’il ne distribue la communion aux fidèles.

88 Lorsque la distribution de la Communion est achevée, le prêtre et les fidèles, si cela est opportun, prient en silence pendant un certain temps. Si on le décide ainsi, toute l´assemblée pourra aussi exécuter une hymne, un psaume, ou un autre chant de louange.

89 Pour achever la prière du peuple de Dieu et conclure tout le rite de Communion, le prêtre dit la prière après la Communion, dans laquelle il demande les fruits du mystère célébré.

 

[1] S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum mysterium, nn. 31, 32  : DC 1496 (1967), 1108-1109 ; S. Cong. pour la discipline des Sacrements, Instruction Immensae caritatis, du 29 janvier 1973, n. 2  : DC 1630 (1973), 359. // [2] Cf. S. Cong. pour les Sacrements et le Culte divin, Instruction Inaestimabile donum, du 3 avril 1980, n. 17  : DC 1789 (1980), 643.