La présence du servant d’autel à l’ambon

couv « La messe comporte comme deux parties : la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique ; mais elles sont si étroitement liées qu’elles forment un seul acte de culte. En effet, la messe dresse la table aussi bien de la parole de Dieu que du Corps du Christ, où les fidèles sont instruits et restaurés » (PGMR 28)

 

La prière d’ouverture vient d’être dite par le prêtre, et le silence se fait après que l’assemblée ait répondu : « AMEN ». Tous les yeux sont maintenant fixés sur un autre lieu du sanctuaire : l’ambon. Ce mot vient d’un verbe grec qui signifie « monter » car on monte proclamer la Parole de Dieu, véritable nourriture pour tous. Il est comme une table sur laquelle vient reposer le livre de la parole (lectionnaire ou évangéliaire). C’est là que va se dérouler toute la liturgie de la Parole qui commence par les lectures extraites de la bible et s’achève par la prière universelle.

L’écoute de la Parole

« Lorsqu’on lit dans l’Eglise la sainte Ecriture, c’est Dieu lui-même qui parle à son peuple et c’est le Christ, présent dans sa parole, qui annonce l’Evangile… C’est pourquoi les lectures … doivent être écoutées par tous avec le plus grand respect » (PGMR 29, extrait)

C’est vrai que le rôle des servants peut sembler plutôt passif pendant les lectures. Pourtant il y a là une véritable activité intérieure d’écoute et de méditation. Pendant que les lecteurs lisent les extraits de l’Ecriture, chacun est invité à faire silence et à porter attention aux mots qui sont prononcés. Cette parole divine s’adresse à tous. Qu’elle soit tirée de l’ancien ou du nouveau testament, c’est toujours Dieu qui nous parle. L’attitude des servants doit donc être très respectueuse et ne doit pas déconcentrer l’assemblée par des bavardages inutiles ou encore des gestes précipités.

La procession de l’Evangile

« La proclamation de l’Evangile constitue le sommet de la liturgie de la Parole. Il faut lui accorder la plus grande vénération… La liturgie (…) la distingue par des marques d’honneur spécifiques. » (PGMR 60, extrait)

 

La deuxième lecture vient d’être proclamée. Un court silence lui fait suite pendant lequel, calmement, se met en place la procession d’Evangile. L’alléluia retentit. L’assemblée debout manifeste ainsi son intention de vivre en ressuscitée, prête à accueillir la parole de vie. Le thuriféraire précède les céroféraires. Ils devancent le ministre (diacre ou prêtre) qui, à l’autel, prend l’évangéliaire et le porte à l’ambon pour y proclamer la bonne nouvelle.  L’encens souligne ce moment de vénération. Quant à la lumière, elle nous parle du Christ lui-même qui, par sa parole, vient éclairer nos vies. Le symbole de cette lumière est le cierge porté par les servants qui se tiennent face à face, de part et d’autre de l’ambon.

La prière universelle

« La partie principale de la liturgie de la Parole est constituée par les lectures tirées de la sainte Ecriture, avec les chants qui s’y intercalent. En outre, l’homélie, la profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent… Cette parole divine, le peuple la fait sienne par le silence et les chants et il y adhère par la profession de foi ; nourri par elle, il supplie avec la prière universelle pour les besoins de toute l’Eglise et pour le salut du monde entier. » (PGMR 55, extrait)

 

Cette prière aussi est lue depuis l’ambon. L’Eglise entend porter dans la prière universelle toutes les intentions du monde. L’assemblée est ainsi invitée à prier pour les besoins de l’Eglise, pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier, pour ceux qui souffrent, pour la communauté locale. Les servants sont eux aussi en prière. Ce n’est qu’une fois la prière universelle terminée que les servants vont se préparer à la procession des offrandes.