Les sacramentaux

« Les sacramentaux – sacramentalia en latin – sont des actes ou des réalités appartenant à l’ordre sacramentel au sens large du mot, sans être proprement des sacrements. En effet, jusqu’au XIIe siècle, le septénaire sacramentel n’était pas fixé et le mot « sacrement » désignait toute fonction sacrée (Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, éd. CLD).

Par les sacramentaux, les hommes sont disposés à recevoir l’effet principal des sacrements et les diverses circonstances de la vie sont sanctifiées (SC 60). Par la prière de l’Eglise, ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer. Pour distinguer, on peut remarquer que les sacrements sont d’institution divine, tandis que les sacramentaux sont institués par l’Eglise, non sans l’assistance du Saint-Esprit.

Parmi les sacramentaux figurent les bénédictions (de personnes, de la table, d’objets, de lieux). Certaines bénédictions ont pour effet de consacrer des personnes à Dieu et de réserver à l’usage liturgique des objets et des lieux. Ainsi, pour les personnes, la bénédiction de l’abbé ou de l’abbesse d’un monastère, la consécration des vierges, le rite de la profession religieuse, les bénédictions pour certains ministères (lecteur, acolyte, catéchiste, …). Pour les objets, on peut signaler la dédicace des églises, la bénédiction une église ou d’un autel, la bénédiction des saintes huiles, des vases, des vêtements liturgiques, des cloches, etc. (Catéchisme de l’Eglise catholique, art. 1671-1672).

Quand l’Eglise demande publiquement au nom de Jésus Christ qu’une personne soit protégée ou délivrée de l’emprise du Mâlin, on parle d’exorcisme. Il s’agit d’un sacramental qui s’exerce selon des règles précises strictement établies par l’Eglise (Catéchisme … art. 1673). (Voir, ci-après, l’entrée « exorcisme »).

Par extension, on peut considérer que la Liturgie des Heures, les pèlerinages, les célébrations de la parole, ont également la portée d’un sacramental. »