Fleurir en automne

Fleurir en automnePar Christiane Chaylard. Christiane Chaylard a été membre du Département national de Fleurir en liturgie.

L’automne c’est le temps des feuilles qui sèchent et tombent en tourbillonnant, des châtaignes qui se fendent sous les pas. Pommes et poires sont à la fête, les noix, les figues et surtout le raisin abondent sur les marchés. Festival de rouge, de brun, c’est le temps des champignons et des odeurs d’humus. Les couleurs de l’été cèdent la place aux rouilles, orange, brun, or. Les tons dorés et chauds prennent la place des brillantes couleurs de l’été.

De nombreuses variétés de fleurs nous proposent toutes les couleurs de la palette : le chrysanthème blanc, jaune, mordoré, à fleurs simples ou doubles ; dans la gamme des jaunes, sont à notre disposition le rudbekia et le coréopsis (en trempant les tiges de ce dernier dans l’eau bouillante, vous constaterez qu’elles resteront fleuries plus longtemps). N’oublions pas le dahlia et sa gamme de coloris très étendue. Dans la palette des rouges et orange, nous trouverons l’amarante, l’alkékenge plus connu sous le nom de physalis et l’hortensia dont le feuillage prend de belles teintes carminées.

De nombreuses variétés de végétaux se parent de mille teintes, c’est un festival de jaune, d’orangé allant jusqu’au rouge, de mordoré jusqu’au feu : camélia, forsythia, etc. C’est le moment d’en profiter pour faire des compositions sans fleur car le feuillage se suffit à lui-même par la variété des teintes. Chaque arbre ou arbuste revêt une couleur différente. Le jaune du hêtre n’est pas celui du châtaignier, le chêne peut aller jusqu’au rouge, s’il est d’Amérique.

Il y a les résistants, ceux qui, d’une saison à l’autre, restent éternellement vert : le laurier tin, le laurier … mais aussi ceux qui, en perdant leurs feuilles, nous montrent leur nudité, comme le cornouiller très intéressant pour ses tiges jaunes ou rouges qui permettent des compositions épurées.

Toutes ces couleurs d’automne seront bien accueillies dans des contenants d’osier, de terre cuite, de cuivre, d’étain, sans oublier les souches si diverses par leur forme et leur essence.

Oui, Fleurir en liturgie en automne, c’est encore l’occasion de faire chanter la création pour faire de nos compositions un « jardin de beauté ».

 

D’après l’article de Christiane Chaylard paru en novembre 2009 dans la revue « Célébrer ».