Antienne

Du grec antiphônos « qui répond à ». A l’origine, le chant antiphoné est exécuté alternativement par deux chœurs, qui se répondent l’un à l’autre et fusionnent parfois ; c’était la pratique des chœurs dans les tragédies grecques. Dans la liturgie israélite et dans la liturgie chrétienne, les Psaumes constituent la matière de l’alternance chorale. Peu à peu, l’échange des deux chœurs — encore marqué dans les Traits du Carême — fait place à la reprise d’une sorte de refrain par tous, après les versets ou les strophes psalmiques chantées par un soliste. L’antiphona n’est plus ce qui est exécuté alternativement, mais ce qui est exécuté avant, pendant ou/et après le Psaume. Ce Psaume se réduit à un simple récitatif, tandis que l’antienne s’orne d’une riche mélodie. Dans l’usage actuel, les antiennes de la messe (Introït, Alleluia, Offertoire, Communion) ne gardent de la psalmodie qu’un organe-témoin ; le plus souvent, le refrain se suffit à lui-même ; noter toutefois que le Psaume prévu entre les lectures se dit avec un refrain. A l’office, les antiennes sont habituellement chantées avant et après le Psaume qu’elles encadrent. La psalmodie du Psaume invitatoire, au premier office du jour, est marquée par une reprise plus fréquente du refrain psalmique ; cette manière responsoriale de psalmodier s’étend, en plusieurs endroits, à d’autres Psaumes (voir Répons). L’abréviation usuelle des livres liturgiques pour désigner l’antienne est Ant.

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