Malades (sacrement des)

Le sacrement des malades continue dans l’Église l’œuvre de misé­ricorde accomplie par le Seigneur au bénéfice des infirmes à qui il imposait les mains (Mt 8, 3.15 ; Mc 6, 5 ; cf. Ac 4, 30). De son vivant déjà, Jésus avait envoyé ses apôtres en mission : « Ils chas­saient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux infirmes et les guérissaient » (Mc 6, 13). Au moment de quitter définitivement ses disciples, Jésus indique « les signes qui accompagneront ceux qui auront cru » (Mc 16, 17), parmi lesquels celui-ci : « Ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris » (v. 18). Aussi n’est-on pas étonné de lire en l’Êpître de saint Jacques : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église et qu’ils prient sur lui, après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront remis » (5, 14-15).

Le sacrement des malades comporte essentiellement, après un acte pénitentiel et une prière litanique (voir Litanie), une imposition silencieuse des mains du prêtre sur la tête du malade, puis une onction de l’huile des malades, bénite par l’évêque au Jeudi saint, sur son front et sur ses mains : en faisant ces onctions, le prêtre dit : « N., par cette onction d’huile sainte, que le Seigneur vous manifeste sa grande bonté et vous remette tout ce que vous avez fait de mal ». Une oraison, le Pater et une bénédiction concluent le rite.
En lien avec le soulagement qu’apporte naturellement, dans cer­taines maladies, l’onction d’un baume quelconque, l’onction des malades opère surnaturellement un apaisement de la maladie, mais surtout une pacification de l’âme ainsi que la rémission des péchés et de ses suites ; elle ne dispense pas du sacrement de la pénitence, mais elle en est un certain achèvement. Le sacrement des malades n’est pas l’ « extrême-onction » réservée aux mourants ; toute maladie grave est un titre à recevoir la grâce propre à cette situation particulière de la vie du chrétien, ou simplement le grand âge et la vieillesse.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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