Des Ordinaires pour des temps liturgiques précis

23 septembre 2018 : Envoi 2018 du diocèse de Meaux. Chorale dans la cath. St Etienne à Meaux (77), France.

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Par Philippe Robert, Musicologue, compositeur

La question d’avoir des Ordinaires propres à des temps liturgiques donnés mérite d’être posée. Mais avant, il convient tout d’abord de s’entendre sur le terme « Ordinaire » lui-même.

L’Ordinaire de la messe

Comme ce mot l’indique, l’Ordinaire est ce qui revient ordinairement et donc, qui se chante chaque dimanche. L’Ordinaire diffère du Propre, c’est-à-dire ce qui propre à un dimanche ou à une fête.

Nous considérons souvent l’Ordinaire comme un ensemble de cinq pièces musicales : KyrieGloriaCredoSanctusBenedictusAgnus Dei.

Et nous pensons aussi à des Ordinaires de messe célèbres, que l’on nomme tout simplement par le terme « Messe »: Messe de Mozart, de Schubert, de Gounod … Et dans ce cas, il s’agit bien d’une composition musicale en cinq mouvements. Cette conception de l’Ordinaire en tant qu’œuvre musicale est née au XIVème siècle avec la Messe Notre-Dame de Guillaume de Machaut (1300-1377) au moment où l’assemblée des fidèles ne participait plus au chant de la liturgie. Celui-ci était assuré par des clercs et, dans certains lieux, également par un chœur polyphonique. Cette manière de concevoir l’Ordinaire a eu une telle influence qu’au moment de la restauration du chant grégorien par les moines de Solesmes, ceux-ci groupèrent certaines pièces pour en faire des Ordinaires auxquelles ils donnèrent un numéro de messe : Messe I, Messe IX, Messe XI …

Depuis le Concile Vatican II, la notion d’Ordinaire s’est modifiée et a retrouvé son sens premier, à savoir des chants qui reviennent « ordinairement » dans la messe. Cet Ordinaire s’est d’ailleurs étendu à un plus grand nombre de pièces. On peut désormais considérer que l’Alléluia, l’Anamnèse, le Notre Père … font désormais partie de l’Ordinaire.

Des études ont également montré que chaque pièce de l’Ordinaire avait sa spécificité propre. Avant d’être une composition musicale faisant partie d’un ensemble, elle est d’abord un chant rituel avec sa forme propre qui doit répondre aux attentes de l’action rituelle de la liturgie. Par exemple, le Kyrie et l’Agneau de Dieu sont des litanies ; le Gloire à Dieu est de forme hymnique ; le Sanctus mêle acclamations et phrases hymniques. On pourrait d’ailleurs constituer des Ordinaires en prenant des pièces isolées ou provenant de différentes messes, comme ce fut le cas pour le Kyriale grégorien. C’est l’option prise par le recueil Chant Noté de l’Assemblée (CNA) qui ne contient pas de messes complètes, mais qui fait bon nombre de propositions pour chaque rite de l’Ordinaire.

Mais revenons au Kyriale grégorien. En le regardant de plus près, et les anciens s’en souviennent, les Messes proposées l’étaient, pour certaines, pour un temps liturgique bien précis. La Messe I qualifiait le temps pascal, la Messe XI, plutôt pour les dimanches dans l’année, la Messe XVIII, le temps de l’Avent… Mais revenons au Kyriale grégorien. En le regardant de plus près, et les anciens s’en souviennent, les Messes proposées l’étaient, pour certaines, pour un temps liturgique bien précis. La Messe I qualifiait le temps pascal, la Messe XI, plutôt pour les dimanches dans l’année, la Messe XVIII, le temps de l’Avent

Chaque temps avait ainsi sa « couleur » ! L’Ordinaire « colorait », par sa modalité, ses tournures mélodiques, chaque temps liturgique et constituait ainsi un “chant-signal”. Dès l’intonation du premier Kyrie on savait que l’on entrait, par exemple, dans le temps de l’Avent !

On est donc en droit de se demander, si l’on veut que la liturgie « parle » d’elle-même à la Communauté rassemblée, qu’elle soit d’emblée signifiante de ce qu’elle célèbre, s’il ne serait pas essentiel de retrouver cette coloration des temps liturgiques en réservant pour ceux-ci des Ordinaires appropriés. Ceux-ci ne seraient pas nécessairement les mêmes pour chaque Communauté, mais les Ordinaires choisis au sein de chaque Communauté seraient d’emblée pour celle-ci le signe immédiat d’un temps liturgique donné.

Un Ordinaire pour le temps de l’Avent

Il faut évidemment choisir la couleur adéquate au temps liturgique ! Si le temps de l’Avent est un temps de préparation à Noël avec un certain caractère pénitentiel, il conviendra de choisir un Ordinaire, ou de constituer celui-ci, pour qu’il réponde à la couleur générale du temps. L’absence de Gloire à Dieu permettra par exemple de déployer un peu plus la préparation pénitentielle et celle-ci pourrait se concrétiser en une litanie plus développée. En gardant en mémoire la Messe grégorienne XVIII, qui, autrefois, était proposée pour le temps de l’Avent, on s’orientera plutôt vers une sobriété du Sanctus. Certaines couleurs tonales ou modales favorisent aussi un climat plus intérieur, plus pénitentiel.

Peu de messes se présentent comme “Messe de l’Avent”. Nous en trouvons deux dans le fonds SECLI : une de P. Doury (AL 52-23) qui, à cause des modulations, demandera un travail de justesse tant de la part de l’assemblée que de l’organiste, et une plus récente (AL 72-22) de Philippe Robert, qui est relativement simple d’intonation. Bien évidemment, ces deux messes ne comportent pas de Gloire à Dieu. On pourrait aussi songer à la Messe brève du 1er mode (AL 611-612 et 613) d’A. Gouzes dont le caractère sobre conviendrait bien pour ce temps liturgique.

Il est également possible de composer sa Messe de l’Avent « à la carte » en choisissant une préparation pénitentielle ou un Kyrie, un Sanctus et un Agneau de Dieu assez sobres comme nous l’avons suggéré ci-dessus. Par exemple, pour la préparation pénitentielle : Kyrie CNA n° 172 – 173. Ou un simple Seigneur, prends pitié. Si on désire chanter un Kyrie tropé, voir EC 32-28, Seigneur Jésus, lumière des nations. Pourrait aussi convenir la litanie d’Avent EY 183, Viens renaître en nous. Pour le Sanctus, on s’inspirera de AL 9 ou AL 37-97 ou AL 604. Pour l’Agneau de Dieu, celui de la messe AL 9 ou celui de la messe AL 73. Voir aussi dans le style byzantin AL 107. Ces références sont données comme des “modèles” dont le caractère peut inspirer nos choix afin de retenir des pièces de ce type de « couleur » pour constituer un Ordinaire qui caractérisera ce temps de l’Avent.

Une fois que l’on aura établi cet Ordinaire de l’Avent pour sa Communauté, on veillera à le conserver d’une année à l’autre ! En effet, ce n’est qu’au prix de cette prévision à long terme, qui peut sans doute apparaître comme une ascèse avec un renoncement à céder constamment à la nouveauté, que l’on pourra disposer un répertoire d’Ordinaires qui seront “signes” des temps qu’ils célèbrent.

Un Ordinaire pour le temps de Noël

Le mot “Noël” suscite immédiatement une ambiance, celle que nous retrouvons même au sein des villes : sapins, décorations lumineuses, marchés de Noël, chants traditionnels de Noël… Ce temps a un caractère festif, joyeux bien évoqué par le refrain du Gloria des anges (Qui n’est pas un Gloire à Dieu pas plus qu’un simple refrain, Gloria in excelsis Deo).

Rappelons toutefois que le Gloire à Dieu est avant tout un chant de Noël qui s’est retrouvé parmi les rites d’ouverture de la messe !

Les Noëls anciens traditionnels ont eu autrefois tellement de succès, notamment au XVIIème siècle, que le compositeur français de l’époque de Louis XIV, Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) a composé une Messe sur ces Noëls populaires. Celle-ci ne s’adapte plus à la liturgie de Vatican II, mais peut-être est-ce elle qui a inspiré celle d’Alain Langrée : Messe pour le temps de Noël sur des Noëls populaires français. Si le Kyrie peut encore être utilisé (même sans les tropes centraux) avec simplement la reprise par l’assemblée des invocations chantées par le soliste ou le chœur, le reste de la messe dont le texte n’est pas celui de l’AELF, mais une paraphrase de Claude Bernard, ne conviendra plus aujourd’hui. Il va de soi que les mélodies utilisées pour le Kyrie donneront immédiatement le ton ! On peut trouver la partition de celui-ci dans Signes Musiques n° 17, p. 27-28.

Si l’on veut garder l’une ou l’autre pièce de l’Ordinaire qui rappelle un Noël traditionnel, nous signalons un Sanctus et un Agneau de Dieu composés par Henri  Dumas et publiés par Trirem (12.13) Messe du Temps de Noël. Les thèmes respectifs sont : Il est né le divin enfant et Les anges dans nos campagnes. Il existe aussi une Messe de Noël d’A. Gouzes dont le Gloire à Dieu (à refrain) AL 589, est composé à partir du célèbre Gloria des Anges (Les anges dans nos campagnes). Les autres pièces sont : AL 587, Kyrie ; AL 130, Sanctus ; AL 687, Anamnèse ; AL 77 Notre Père ; AL 140, Agneau de Dieu.

Pour en rester à des Ordinaires composés pour ce temps de Noël, nous signalons celui de Scouarnec-Akepsimas : A 35-96, Petite Messe pour Noël. Le Kyrie tropé convient parfaitement. De même l’Agneau de Dieu, si on opte pour un chant avec tropes. Le Sanctus peut poser problème, car une des phrases diffère du texte de l’AELF (« Sur la terre comme au ciel éclate sa gloire. ») et sa forme est à refrain ! La pièce de cet Ordinaire qui ne convient plus est le Gloire à Dieu, car il s’agit là d’une paraphrase du texte officiel. On pourrait toutefois le garder comme chant d’ouverture d’une célébration du temps de Noël. Il y a aussi la Messe de Noël à En Calcat (AL 32-47, 48, 50) de Ph. Robert. Ici aussi, le Gloire à Dieu (Al 42-48) est à refrain. Cette messe comporte également un Notre Père (DL 32-51).

Pour la préparation pénitentielle, le Missel romain propose un trope spécifique pour le temps de Noël : Seigneur Jésus, vivante image du Père. Il a été mis en musique par Ph. Robert dans la messe citée ci-dessus et par M. Godard. On en trouvera la musique dans le CNA n° 178. Dans ce même recueil on trouve aussi trois litanies pénitentielles pour ce temps liturgique : n° 381-383. Le chant F 31-10, Seigneur Jésus, Lumière née de la Lumière est une autre préparation pénitentielle avec des tropes en lien avec l’évangile de Jean de la messe du jour de Noël.

Pour le Sanctus et l’Agneau de Dieu, si on ne puise pas dans le répertoire suggéré ci-dessus, on veillera à choisir des pièces qui suggèrent la joie de Noël. Signalons aussi un Alléluia inspiré d’un Noël populaire : UL 31-13, Alléluia : Aujourd’hui la lumière a brillé.

Comme nous l’avons dit ci-dessus pour le temps de l’Avent, une fois que l’on aura privilégié un ”Ordinaire pour le temps de Noël”, on veillera à le conserver d’une année à l’autre afin que les Ordinaires que nous aurons établis dans nos Communautés deviennent, pour elles, des « chants-signaux » des temps auxquels ils se rapportent.

Un Ordinaire pour le temps du Carême

Le temps du carême est un temps de préparation à la fête des fêtes : Pâques. Il est perçu comme un temps de pénitence, de jeûne, un temps durant lequel la dimension festive de l’eucharistie est quelque peu mise en veilleuse afin que, par contraste, puisse ensuite jaillir la joie pascale. C’est le temps favorable, celui de se réconcilier avec Dieu.

Ce temps du carême est marqué par l’absence du Gloria et le fait que l’orgue soit réduit au seul accompagnement des chants, le quatrième dimanche, celui de Laetare (Réjouis-toi), mis à part.

Il existe également peu d’Ordinaires de messe composés spécifiquement pour ce temps liturgique. Citons par exemple AL 73-93, Messe brève pour l’Avent ou le Carême de Ph. Robert. Une certaine sobriété la caractérise. Elle est écrite dans l’esprit de la Messe XVIII grégorienne, qui est destinée, elle aussi, à l’Avent et au Carême, tout comme AL 52-23, Messe pour l’Avent et le Carême de P. Doury. Le Père Gouzes a également composé une Messe de carême (AL 71 – 73 – 75). Il existe aussi une Messe de Carême (C 60-21) constituée d’adaptation de deux chorals, d’un chant breton (G 9) et de l’hymne de carême Attende Domine par G. Lefebvre.

Le temps du carême est certainement le moment où l’on peut développer l’acte pénitentielle dans sa troisième forme. La litanie pénitentielle C 53-98, Jésus Sauveur, Kyrie eleison d’E. Daniel conviendra particulièrement bien. On pourra n’en chanter qu’une strophe et varier celle-ci d’un dimanche à l’autre en fonction de la spécificité du dimanche. Par exemple, la seconde strophe conviendra bien au deuxième dimanche au cours duquel on lit l’évangile de la Transfiguration. G 27-49, Jésus, ami des hommes, est une litanie pénitentielle avec des invocations pour chaque dimanche de ce carême. On pourrait aussi songer à G 50, Christ, le Fils du Père, à nouveau en faisant un choix judicieux des strophes. Le Missel n’a pas donné d’exemple de tropes pour le carême. On se rappellera cependant que ceux-ci tournent notre regard vers le Christ, Seigneur Jésus, toi qui… prends pitié de nous, et non sur nous-mêmes. Les textes en « je » ne sont pas appropriés !

Pour le Sanctus, on optera pour un chant “simple” favorisant peut-être une attitude d’adoration. Par exemple, AL 37-97, Sanctus des Annonciades de J. Gelineau ou AL 604, Saint, le Seigneur d’A. Gouzes. D’autres sont évidemment possibles à condition qu’ils ne soient pas utilisés à un autre moment dans l’année liturgique.

De même pour l’Agneau de Dieu, on veillera à ce qu’il soit assez sobre. Si on opte pour un Agneau de Dieu tropé, D 543, Agneau de Dieu, pauvre de Dieu, de J. Akepsimas conviendra bien. De même A 26-27, Agneau de Dieu pour nos péchés de E. Andrès.

Rappelons aussi qu’il existe des acclamations avant l’évangile qui proposent des strophes pour chaque dimanche en fonction des années A, B ou C. Par exemple : UG 48-84, Acclamations à l’Evangile pour le Carême B, GU 11-21, Pain de Dieu pour notre marche pour le carême A et C, GU 13-94, Parole du Père pour le carême B et U 47-01, Sois béni, Jésus Sauveur, pour le carême C.

Comme pour les temps précédents, une fois que l’on aura établi un ”Ordinaire pour le temps du carême”, on veillera à le conserver d’une année à l’autre ! Ainsi les Communautés chrétiennes pourront disposer d’Ordinaires qui seront “signes” des temps qu’ils célèbrent.

Un ordinaire pour le Temps pascal

Le temps pascal est celui vers lequel tous les autres temps liturgiques convergent. Il est le déploiement de la fête de Pâques durant cinquante jours. Les Normes universelles de l’année liturgique nous le rappellent : « Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu’à celui de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l’exultation, comme si c’était un jour de fête unique, ou mieux “un grand dimanche” » (n° 22). Il faut donc que ce temps pascal présente une “couleur” bien particulière reconnaissable entre toutes. Les chants de “l’Ordinaire” devront donc y contribuer !

Le chant caractéristique de ce temps liturgique est sans conteste l’Alléluia. Et, comme nous l’avons fait remarquer ci-dessus dans notre introduction à l’Ordinaire de la messe, ce chant en fait aujourd’hui partie. Nous choisirons donc avec soin un Alléluia festif, développé pour qu’il puisse accompagner la procession de l’Evangile et qui deviendra au fil du temps “symbole” de ce temps pascal. Bien des alléluias qui répondent à ces deux critères sont aujourd’hui disponibles. A chaque communauté de faire son choix ! Cet alléluia “du temps pascal” sera bien évidemment celui retenu pour son retour au cours de la nuit pascale.

Un autre chant caractéristique de ce temps liturgique est celui qui accompagne le rite de l’aspersion. La Présentation générale du Missel romain nous apprend que ce rite peut remplacer l’acte pénitentiel au début de l’Eucharistie : « Le dimanche, au Temps pascal surtout, en lieu et place de l’acte pénitentiel, on peut faire la bénédiction de l’eau et l’aspersion en mémoire du baptême. » (n° 51). Autrefois, ce rite était accompagné du chant Vidi aquam (J’ai vu l’eau). L’hymne J’ai vu l’eau vive en est une sorte d’équivalent en français. Il existe 19 versions musicales de ce texte ! D’autres chants peuvent convenir comme I 24-01, Une source d’eau vive ou I 44-62, J’ai vu des fleuves d’eau vive. Pour que ce chant joue son rôle symbolique, il faut qu’il soit le même que celui qui a accompagné le rite de l’aspersion au cours de la Veillée pascale. Ainsi, ce rite de l’aspersion dominicale sera mis symboliquement en relation avec ce geste qui fait mémoire de notre baptême au cours de cette célébration unique au cours de l’année liturgique. Ici aussi, le choix sera déterminant pour les années à venir.

Le Missel romain propose également un trope pour la formule 3 de l’acte pénitentiel : « Seigneur Jésus, par ton mystère pascal… » Il a notamment été mis en musique par Ph. Robert dans la Messe pascale  AL 56-29, par M. Wackenheim (AL 18-69-2) ou encore P. Lamon (AL 18-69-4).

Le Gloire à Dieu est aussi une pièce de l’Ordinaire qui donne à la célébration un caractère festif. On en retiendra un qui met bien en évidence cette caractéristique musicale et qui ne sera pas utilisé en dehors de ce temps pascal.

Pour l’Anamnèse, on privilégiera la formule 3, »Gloire à toi qui étais mort… » à cause de son côté acclamatoire plus marqué que dans les deux autres formules.

Il existe un Agneau de Dieu tropé – les tropes sont à adapter en fonction de la longueur du rite de la fraction –  C 582, Agneau de Pâques, extrait de la Messe de saint Jean-Baptiste de J. Berthier, qui convient très bien pour l’ensemble de ce temps liturgique.

A la question existe-t-il des Ordinaires pour le temps pascal, nous pouvons répondre affirmativement. Il y a AL 56-29, Messe pascale déjà mentionnée ci-dessus inspirée par la thématique d’une pièce bien connue du jour de Pâques, la séquence Victimae pascali laudes. Retenons aussi la messe AL 515, Messe de la Résurrection de E. Faugeron (Communauté de l’Emmanuel) et AL 68-62, Messe de la Résurrection de Th. Ospital. Celle-ci demandera un peu d’investissement de la part du chœur, mais on peut sans doute se le permettre pour ce sommet de l’année liturgique ?

Le choix d’un répertoire de chant pour l’Ordinaire au temps pascal a toute son importance. Chaque année, cet ensemble de chants rituels sera, pour les fidèles, le signe, mais aussi le symbole de l’expression du cœur de notre foi : le Mystère pascal.

 

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