Célébration en présence d’une urne

CrémationPar Mireille Toulemonde, Diocèse de Lyon, avec l’aide du guide pastoral des funérailles du diocèse de Quimper.

Préambule

La célébration de funérailles autour du corps est toujours à privilégier. Pour 3 raisons :

 – La certitude que le corps est la personne, et qu’à ce titre il est digne d’honneur et de respect.

– Une attention très grande à la dimension psychologique du deuil, pour lequel le temps est un facteur capital et inévitable.

– Le regard que la communauté chrétienne pose sur le Christ, dont le corps a été déposé dans un tombeau.

Cependant il existe parfois des circonstances exceptionnelles: mort à l’étranger, difficulté de rapatriement du corps etc…Depuis quelques temps apparaît une nouvelle demande ; la célébration à l’église avec présence de l’urne soit après la crémation. Cette pratique est contraire au déroulement normal du rituel des funérailles,  en effet la crémation devrait suivre la célébration à l’église en présence du corps, ce déroulement est logique puisque la crémation est une pratique destructrice et correspond à l’inhumation.

Néanmoins la congrégation romaine pour le culte divin admet la possibilité de célébrer en présence de l’urne, mais, dans tous les cas, l’autorisation de l’Ordinaire du lieu doit être sollicitée.

Célébration en présence d’une urne cinéraire

Pour une célébration de funérailles en présence d’une urne cinéraire, il convient d’abord de comprendre que les cendres ne sont pas assimilables au corps lui-même.

Au contraire, elles manifestent que le corps a été détruit.

En conséquence, l’urne ne sera donc pas mise à la place du cercueil, mais à un endroit visible non plus face à l’autel mais sur le côté. Elle peut être disposée au pied de la croix (Guide p93, Orientations p7)  Cela ne signifie pas que l’on use de moins de dignité ou de respect mais seulement qu’il s’agit d’une réalité différente.

L’accueil

Le cierge pascal est allumé avant la procession d’entrée.

L’officiant accueille la famille à la porte de l’église, il peut dire cette prière

« Dieu des vivants, notre Père, rappelle toi de N

Pour qui nous venons prier dans ton église.

Au jour de son baptême ; il(elle) est devenu(e) ton enfant.

Accorde -lui d’avoir part avec le Christ à la vie éternelle.

Regarde aussi la peine de ses proches qui le /la confient à ta miséricorde.

Ouvre-lui les portes de ton Royaume et viens en aide à chacun de nous. »

 Tous vont en procession jusqu’à la croix ; en premier, l’officiant, puis un membre de la famille, portant une grande photo du défunt. Cette photo est disposée à proximité de l’urne.

Lorsque tous sont en place, l’officiant fait l’accueil liturgique qu’il conclut par le signe de croix.

On peut à ce moment là, apporter une gerbe de fleurs devant la photo.

L’officiant peut dire : Nous déposons ces fleurs, elles disent l’affection et le respect que nous portons les uns et les autres à N. Elles expriment aussi les liens d’amitié qui se prolongent au-delà de la mort.

On pourrait omettre le rite de la lumière, qui consiste à centrer l’attention sur une flamme, ce n’est pas très opportun dans le cas d’une crémation.

Aussitôt après, surtout si l’Eucharistie a été prévue, vient la préparation pénitentielle.

La Parole de Dieu

Voir le lectionnaire pour les défunts.

Prière universelle

Prière d’action de grâce – offrande de l’encens et Notre Père.

Une coupelle (ou l’encensoir) est mise devant l’autel, un peu surelevée, afin que la fumée soit bien vue par l’ensemble des participants.

Pour l’encensement, l’officiant peut dire, par exemple :

Quand la mort de ceux que nous connaissons

Nous afflige et nous plonge dans la tristesse,

Il nous est bon de pouvoir nous tourner ves notre Père

Et de trouver dans la foi de notre baptême des raisons d’espérer.

En prenant appui sur la parole de Dieu, nous voulons,

Même en cette heure, le louer, le bénir et lui rendre grâce.

Il met l’encens :

Voici l’encens.

Qu’il monte devant Dieu avec notre prière

Après avoir mis l’encens, il enchaine avec la prière d’action de grâce.

Puis le Notre Père

 Le dernier adieu

L’officiant peut inviter l’assemblée à manifester son amitié au défunt par un bref moment de recueillement. Il fait ensuite l’aspersion d’eau bénite sur l’assemblée en disant  par exemple :

« Cette eau nous rappelle celle de notre baptême

En la recevant dans un acte de foi et d’espérance en la vie qui ne finit pas,

Nous nous unissons à N qui nous a quittés 

Mais qui reste présent dans notre cœur »

 L’officiant se rend ensuite à la porte de l’église pour saluer la famille, laissant aux Pompes Funèbres le soin de l’urne qui est portée dignement.

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M. Toulemonde – célébration en présence d’une urne

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