« Tous les vendredis, nous chantons ensemble l’office du soir »

groupe prièreTémoignage de Jeanne-Aimable Vignole

Nous sommes vendredi, il est 18h00, rassemblés devant l’autel, nous avons dit l’Angélus et nous nous levons pour chanter l’office du soir.

La banlieue parisienne ressemble parfois à la province. Ainsi dans notre église nous n’avons pas la messe tous les jours. Mais, depuis bientôt huit ans, nous sommes une dizaine à venir régulièrement, le vendredi, pour chanter l’office du soir.

Pour faciliter la célébration, nous avons réalisé un livret contenant les psaumes des vendredis des quatre semaines et un choix d’hymnes qui couvrent le cycle de l’année ; deux pour les temps privilégiés et trois pour le temps ordinaire. Parfois nous prenons une hymne dans le carnet de chant de la paroisse et parfois l’un d’entre nous lit une hymne de la Liturgie des heures.

Pour les psaumes, nous les psalmodions sur deux ou quatre « lignes ». Parfois, un seul chante et nous répondons, parfois nous nous divisons en deux groupes, selon le ton choisi, connu ou moins connu, selon le nombre de personnes présentes. Nous ne sommes pas des virtuoses, mais toujours nous chantons !

L’un d’entre nous lit la Parole de Dieu qui est toujours prise dans l’office du jour et pour l’intercession, nous nous passons le livre d’office et chacun énonce une intention. Parfois, nous ajoutons des intentions pour la paroisse et puis nous gardons un temps de silence pour que chacun prie pour ses propres intentions.

Les premières années, nous avions un diacre permanent pour nous aider à entrer dans la prière. Depuis trois ans un nouveau curé est arrivé sur le secteur et, après sa permanence dans notre église, il reste toujours célébrer avec nous.

Dire l’office chaque vendredi donne une couleur particulière à la prière. La mémoire de la passion y est très présente. Les psaumes que nous finissons par bien connaître nous parlent au cœur parce qu’ils nous font traverser la désolation, l’attente, l’espérance. Jésus les a priés et nous les prions avec lui. Le cantique du Nouveau Testament « Grandes merveilleuses sont tes œuvres » nous entraine vers la joie, c’est déjà l’espérance de Pâques dans le soir du vendredi. « Le christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait » lisons-nous le vendredi I et le vendredi III vient la réponse : « quand vous butez sur toute sorte d’épreuves, pensez que c’est une grande joie ». Une grande joie qui déborde dans le Magnificat et qui nous introduit à la communion de l’Église à travers le Notre Père.

La simple fidélité des participants montre que chacun se sent bien dans la prière qu’il reçoit de l’Église. Nous sommes dix bouches à participer au chant de l’Église. Nous ne pensons pas toujours à cela en priant, mais c’est la réalité qui nous dépasse.

Dans le soir, avec Notre-Dame d’espérance, nous nous tenons devant Dieu. C’est tout !

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