Carême : se convertir à l’école des Pères de l’Eglise

5 mai 2009: Livres des Heures, Paris (75), France. May 2009, 5: In the seminary of the Carmes, Paris ( 75 ), France.

Par le SNPLS

L’oraison de l’office des lectures du Mercredi des Cendres nous invite à demander au Seigneur de nous accorder « de savoir commencer saintement par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel afin que nos privations nous rendent plus fort pour lutter contre l’esprit du mal ». Pendant le Carême, nous pouvons demander la grâce de la conversion et nous entraîner au combat spirituel à l’école des pères de l’Eglise. Pendant les quarante jours qui mènent à Pâques, vous trouverez ici des morceaux choisis de la lecture patristique proposée à l’office des lectures.

« Convertissez-vous »

Mercredi des Cendres, Lettre de Saint Clément de Rome aux Corinthiens

Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion.

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu.

Les ministres de la grâce de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l’univers lui-même en a parlé avec serment : Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion. Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : Convertissez-vous, maison d’Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu’au ciel, seraient-ils plus rouges que l’écarlate et plus noirs qu’un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : ‘Père !’, je vous écouterai comme un peuple saint. ~

Voilà ce qu’il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu’il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion. […] Poursuivre la lecture sur www.aelf.org

« La où est ton trésor … »

Samedi de la deuxième semaine de CarêmeSermon de Saint Ambroise

Le trésor de l’homme est situé là où est son cœur ; car le Seigneur n’a pas coutume de refuser quelque chose de bon à ceux qui lui demandent.

Puisque le Seigneur est bon, et surtout envers ceux qui espèrent en lui, attachons-nous à lui, soyons avec lui de toute notre âme, de tout notre cœur, de toutes nos forces pour être dans sa lumière, pour contempler sa gloire et pour posséder la grâce du bonheur céleste. Tendons nos esprits vers ce bien, soyons en lui, vivons en lui, attachons-nous à lui, à ce bien qui dépasse toute pensée et toute réflexion, qui jouit d’une paix et d’une tranquillité perpétuelles ; une paix qui surpasse toute pensée et tout sentiment.

Il est ce bien qui pénètre toute chose ; tous nous vivons en lui et nous dépendons de lui ; il n’y a rien au-dessus de lui, car il est divin. Personne, en effet, n’est bon, sinon Dieu seul. Ce qui est bon est divin, ce qui est divin est bon, c’est pourquoi il est dit : Lorsque tu ouvres la main, Seigneur, tous sont comblés de ta bonté. C’est en effet par la bonté de Dieu que nous sont accordés tous les biens qui ne comportent aucun mélange de mal. […] Poursuivre la lecture sur www.aelf.org

Prière, jeûne, partage

Mardi de la troisième semaine de Carême, Homélie de saint Pierre Chrysologue

Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu’un et se donnent mutuellement la vie.

En effet, le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n’a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu’il écoute l’homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d’entendre lorsqu’on le supplie. […] Poursuivre la lecture sur www.aelf.org

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu »

Mercredi de le troisième semaine de Carême, de Saint Théophile d’Antioche à Autolycus

Si tu me dis : Montre-moi ton Dieu, je pourrais te répondre : Montre-moi l’homme que tu es, et moi je te montrerai mon Dieu. Montre donc comment les yeux de ton âme regardent, et comment les oreilles de ton cœur écoutent.

Ceux qui voient avec les yeux du corps observent ce qui se passe dans la vie et sur la terre ; ils discernent la différence entre la lumière et l’obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau ; entre ce qui est harmonieux, bien proportionné, et ce qui manque de rythme et de proportion ; entre ce qui est démesuré et ce qui est tronqué ; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l’ouïe : sons aigus, ou graves, ou agréables. On pourrait, de la même façon, dire des oreilles du cœur et des yeux de l’âme qu’il leur est possible de saisir Dieu. […] Poursuivre la lecture sur www.aelf.org

« Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu’ils se convertissent »

Mercredi de le quatrième semaine de Carême, Lettre de Saint Maxime Le Confesseur

Les prédicateurs de la vérité, ceux qui sont les officiants de la grâce divine, nous ont appris depuis le commencement et chacun à son époque jusqu’à la nôtre, que Dieu veut notre salut. Et ils nous disent que Dieu n’aime, ne désire rien davantage que de voir les hommes se tourner vers lui par une véritable conversion.

Et le Verbe divin de Dieu le Père a voulu montrer qu’un tel désir était beaucoup plus divin que tout autre. Bien plus, il est lui-même le premier et incomparable témoignage de la bonté infinie. Par un abaissement en notre faveur qui défie toute expression, il a daigné partager notre vie par l’Incarnation. Par ses actes, ses souffrances, ses paroles, adaptés à notre condition, il nous a réconciliés avec Dieu le Père, alors que nous étions des ennemis en guerre avec lui ; et alors que nous étions exilés de la vie bienheureuse, il nous y a ramenés. […] Poursuivre la lecture sur www.aelf.org