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Chemin de croix, méditation active de la Passion
Pour comprendre ce qu’est un chemin de croix, il faut se reporter à Jérusalem au IVe siècle. Égérie, la pèlerine, raconte comment se célébrait la Passion du Seigneur qui commençait dans la nuit du jeudi saint et se poursuivait dans la journée du Vendredi au cours d’une lente pérégrination qui menait les fidèles de l’église de Gethsémani jusqu’au Saint-Sépulcre à travers toute la ville.
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Funérailles : quand le corps est absent
Il arrive que le corps d’un défunt soit absent parce qu’il a disparu et que l’on n’a pu le retrouver. On connaît la douleur de familles qui doivent vivre la séparation, non seulement du fait de la brutalité de l’événement cause de la disparition mais aussi du fait de l’absence, de l’impossibilité de marquer la séparation par les rites funéraires.
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Vêpres de l’Épiphanie : les antiennes du Benedictus et du Magnificat
Une lecture un peu superficielle de la liturgie de l’Épiphanie confortée par le folklore qui entoure la visite des mages, risque de réduire celle-ci à une aimable méditation des premiers événements de la vie du Christ dans le prolongement de Noël.
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Liturgie des funérailles : prier pour les défunts, dans la foi et l’espérance
L’Eglise a pour vocation de porter les familles marquées par le deuil, c’est son ministère de compassion. Elle a aussi pour mission de prier pour les défunts dans la liturgie, que ce soit dans la célébration des funérailles ou dans la diversité des célébrations liturgiques. Pourquoi ?
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Comment prendre en compte la vie du défunt dans la pastorale des funérailles ?
Lors des funérailles chrétiennes, l’Église exerce un service de compassion et de prière auprès des personnes et des familles touchées par la mort et qui affrontent une épreuve. Les vivants ont un intense besoin d’entendre des mots vrais sur le sens profond de leur propre vie (cf. Gaudium et Spes (GS) n°18).
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L’été, le temps des pèlerinages
Le pèlerinage est une expérience personnelle vécue à la suite d’une décision volontaire dont les motivations peuvent être multiples. Mais quelles que soient les motivations, le pèlerin s’engage dans une démarche particulière qui peut le modifier, le transformer. Le pèlerinage est une forme particulière de piété personnelle qui peut être communautaire. La pratique des pèlerinages est universelle et se retrouve dans toutes les cultures.
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Collection « Célébrer » : Les célébrations de la Parole
Premier volume de la Collection : Le Concile Vatican II a souhaité favoriser « la célébration sacrée de la Parole de Dieu » en dehors de la messe. A cette fin, l’Église a progressivement accompagné des célébrations spécifiques de la Parole.
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L’examen de conscience, la prière d’alliance ignatienne
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu » nous dit saint Paul. C’est un grand travail ! N’est-ce pas une manière de confesser son amour pour lui ? Lorsque la parole de Dieu met l’être en mouvement, elle le prépare à se laisser faire par l’Esprit Saint qui l’habite. Mais c’est un long apprentissage.
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La prière du Rosaire
A son origine, le rosaire est la prière de ceux qui ne sont pas assez savants pour lire les Psaumes, en particulier les « frères » dans les monastères. De même qu’il y a 150 psaumes, le Rosaire est composé de 150 Je vous salue Marie répartis en 15 dizaines précédées d’un Notre Père. Pendant chaque dizaine, on médite un mystère du Christ.
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Bénir des personnes ou des objets ?
A la fin de la célébration d’un baptême, les parents demandent à monsieur le curé de bénir les médailles et gourmettes offertes aux baptisés par les parrains-marraines. Il accepte et s’interroge : comment ne pas alimenter une approche magique de la religion chrétienne, comment ne pas favoriser la superstition ?
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Des processions, pourquoi ?
Le spectacle offert dans les rues par les processions des rameaux, du Saint-Sacrement ou encore par celles des traditions populaires peuvent surprendre. Et des questions surgissent : pourquoi ces cortèges ? D’où viennent ces traditions ? Ont-elles encore un sens ? Quant aux processions qui se déploient pendant la messe, on peut se demander si elles n’encombrent pas inutilement les rites.
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Lumière et flambeaux dans la liturgie
Nous avons tous fait l’expérience de circuler la nuit, en pleine campagne. Pas de maison, pas de circulation, parfois du mauvais temps. Rien de tout cela n’est rassurant. Mais, au détour de la route, une lumière perce la nuit. Aussitôt elle lève l’inquiétude et réchauffe le cœur : dans l’obscurité, la vie est là, présente ; à ce qui pourrait paraître désert et mort, une vie est donnée. Alors, qu’en est-il de la lumière vive de nos liturgies ?
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Le chapelet à la Miséricorde divine
Le renouveau d’intérêt pour la miséricorde n’est pas que théologique ou pastoral. Depuis quatre-vingts ans, il est aussi largement dévotionnel. Au-delà des questions de sensibilité, que peut nous apprendre une pratique populaire comme celle de ce petit chapelet ?
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La retraite itinérante : une prière et une musique originales
Par le père Jean-René Fracheboud, Foyer de Charité de Bex en Suisse. La retraite itinérante au niveau spirituel se vit dans le même esprit et les mêmes dispositions que les autres retraites. La marche, le fait d’être ensemble et le contact avec la nature apportent une tonalité spécifique.
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Carême : se convertir à l’école des Pères de l’Eglise
L’oraison de l’office des lectures du Mercredi des Cendres nous invite à demander au Seigneur de nous accorder « de savoir commencer saintement par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel afin que nos privations nous rendent plus fort pour lutter contre l’esprit du mal ». Pendant le Carême, nous pouvons demander la grâce de la conversion et nous entraîner au combat spirituel à l’école des pères de l’Eglise. Pendant les quarante jours qui mènent à Pâques, vous trouverez ici des morceaux choisis de la lecture patristique proposée à l’office des lectures.
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La place du Notre Père dans la liturgie
Une des attestations les plus anciennes de l’insertion du Notre Père dans la liturgie eucharistique se trouve chez saint Ambroise. S’adressant aux néophytes, il dit : « Lève donc les yeux vers le Père qui t’a engendré par le bain, vers le Père qui t’a racheté par son Fils et dis : « Notre Père ! »
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Le temps ordinaire, un espace pour une conversion paisible
L’année liturgique présente, dans sa structure, une alternance de temps forts, nettement caractérisés, et de temps dits « ordinaires ». Ces temps ordinaires n’ont cependant rien de quelconque. On n’y célèbre pas un aspect particulier du mystère chrétien, mais on y chemine au fil des jours vers le Père, dans la lumière du Christ, accompagnés par l’Esprit.
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Le violet et ses nuances dans la liturgie
Aujourd’hui, le violet est une couleur emblématique des temps préparatoires aux deux grandes fêtes de l’année liturgique, Noël et Pâques. Il est employé pendant l’Avent et le Carême.
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Mai, le mois de Marie dans l’année liturgique
Le mois de Marie est né à Rome autour du Collège romain tenu par les jésuites, avant d’atteindre la France seulement à la veille de la Révolution. C’est au XIXe siècle qu’il s’est vigoureusement implanté avec la multiplication des missions paroissiales, les congrégations mariales dans les collèges, et le développement de la dévotion mariale.
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De l’usage du baptistère en dehors du baptême
Depuis quelques années, les communautés chrétiennes ont pris conscience de l’importance du lieu du baptême. Et même si certains baptistères sont encore délaissés ou encombrés d’objets de toutes sortes, les curés et leurs équipes pastorales ont cherché et cherchent à redonner au baptistère toute sa place dans l’espace liturgique.
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Noël et la piété populaire
L’Avent et Noël sont accompagnés de nombreuses manifestations populaires qu’il est bon de conserver tout en leur redonnant un sens compréhensible aujourd’hui. Tout en rappelant la priorité des célébrations de l’année liturgique sur les autres pratiques de dévotion, le Directoire sur la piété populaire et la liturgie présente les significations des différentes expressions et traditions qui ont cours à l’occasion de la fête de Noël. Il suggère aussi d’en privilégier certaines et d’en garder pour les autres années.
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Le chant du dernier adieu : un acte de foi
Le chant du dernier adieu est un moment-clé de la célébration des funérailles. Au terme du cheminement qu’a permis la liturgie, ce chant de confiance exprime la foi en la Résurrection et invite à « remettre » le défunt entre les mains de Dieu. Il tourne les proches et la communauté au-delà de l’émotion partagée vers le lâcher-prise et l’espérance en Dieu.
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Les pratiques d’exorcisme dans l’Église catholique et le Rituel de l’exorcisme
L’exorcisme est une forme particulière de prière et de rite qui s’inscrit dans la tradition de l’Église catholique et qui se pratique dans un cadre ecclésial. Elle repose sur la foi et la confiance en la puissance du Christ Sauveur car lui-même s’est affronté aux puissances mauvaises et a détruit leur empire en libérant toute chose de leur contagion maligne.
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Les bénédictions, solidement ancrées dans les traditions
Beaucoup de chrétiens restent attachés aux bénédictions, surtout à celles qui sont fortement ancrées dans les traditions populaires ou les pardons. Pourtant, on peut se demander s’il faut bénir un bateau, des chevaux, les motos, une maison. L’Eglise a répondu en publiant en 1984 un Livre des bénédictions. Comment comprendre les rites de bénédiction ?
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Les « ministres ordonnés » : l’évêque, le prêtre et le diacre
Du latin ordinatio : « action de mettre en ordre », « action d’organiser la distribution des charges », l’Ordination se déroule au cours d’une cérémonie solennelle qui confère le sacrement de l’ordre. L’acte essentiel de l’ordination épiscopale, presbytérale et diaconale est l’imposition des mains suivie de la prière consécratoire. Le caractère épiscopal est requis pour procéder validement à des ordinations.