L’exorcisme dans l’Eglise catholique

l-exorcisme-dans-l-eglise-catholique-4979-300-300Ouvrage collectif sous la direction de Monique Brulin, théologienne

Desclée-Mame, 2006, format 170 x 240 mm, 143 p.

Par cet ouvrage, les évêques de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle ont souhaité faire connaître l’esprit et l’intérêt pastoral du Rituel de l’exorcisme dont l’usage est réservé aux évêques diocésains et aux prêtres exorcistes qu’ils ont expressément nommés. Ce ministère de discernement, d’intelligence et de miséricorde se trouve en particulier resitué dans l’ensemble du ministère de salut et de guérison dont l’Eglise a la charge.

En faisant appel à l’exégète, au théologien, au psychiatre, au pasteur, ce livre aborde les situations et les questions que rencontrent les exorcistes et leurs équipes d’accueil selon des angles d’approche complémentaires. Ainsi, apporte-t-il des éléments de formation pour l’accompagnement, qui rendront service à tous ceux qui sont engagés dans l’écoute des personnes troublé intérieurement.

Première partie : Le Rituel de l’exorcisme

Il s’agit de situer ce Rituel dans l’ensemble des pratiques de l’Eglise. En effet, parmi les gestes de foi et de compassion fraternelle que l’Eglise accomplit dans sa mission, l’exorcisme tient une place particulière. Ce sacramental consiste à demander « publiquement et avec autorité, au nom de Jésus Christ, qu’une personne soit protégée contre l’emprise du Malin[1] » ou soustraite à celle-ci.

Dans certaines situations de grande souffrance qui demandent un discernement sérieux, il peut donner lieu à une célébration liturgique prévue par un rituel spécifique approuvé par l’Eglise et dont l’usage est réservé au prêtre exorciste. La structure du rite est commentée ainsi que les gestes symboliques appropriés.

Le cadre est celui d’une prière de l’Eglise. En pratiquant le grand exorcisme, celle-ci n’agit pas de façon magique avec une force qu’elle n’aurait pas elle-même. Elle intervient au nom de Dieu ou au nom du Christ Seigneur, pour que le fidèle tourmenté par le démon, soit délivré de son influence et retrouve la paix.

Un lexique permet de préciser les termes qualifiant divers types d’influence, effets ou atteintes du mal : aliénation, envoûtement, infestation, maléfice, obsession, possession, etc…, ainsi que les termes qui désignent les modalités d’action et perspectives de guérison et de salut.

Deuxième partie : Portée théologique de l’exorcisme

La deuxième partie offre un approfondissement théologique et spirituel de la pratique de l’exorcisme

  • En rappelant les raisons pour lesquelles l’Eglise dans sa mission fait référence à l’intervention diabolique et aux déséquilibres qu’elle entraîne.
  • En donnant des éléments d’interprétation des figures bibliques qui qualifient les puissances maléfiques pour comprendre leur évocation dans le Rituel.
  • En commentant l’abondante moisson de psaumes que cet ouvrage contient pour soutenir l’expression de la souffrance et de l’espérance du croyant.

Troisième partie : Points de repère pour l’entretien pastoral

Cette partie vise à donner des points de repère le discernement et l’interprétation des situations en veillant, notamment, à bien situer l’articulation des dimensions psychique et spirituelle.

Elle rend attentif aux composantes de l’entretien : observation, écoute, prise de parole, conditions spatiales et temporelles.

Elle évoque les traits du contexte actuel, social et culturel qui peuvent avoir un impact sur certains types de fragilité psychique ou de pathologie. Des points d’attention relatifs aux cultures africaines et antillaises, ainsi qu’aux phénomènes de possession en Islam, pourront aider à l’accueil de personnes issues de mondes culturels diversifiés.

Une bibliographie ouvre sur des textes de référence du magistère ainsi que des ouvrages et articles en vue de compléments et approfondissements : dossiers thématiques sur le diable et les démons, le Rituel et le ministère de l’exorcisme, les phénomènes religieux actuels et leurs dérives.

[1]Catéchisme de l’Eglise catholique, Paris 1998, n°1673.