Participation active et synodalité : un appel réciproque en liturgie

Qu’il s’agisse de tendances de fond (l’individualisme ambiant…) ou de raisons plus conjoncturelles (les pandémies récentes, un changement de pasteur…), les évolutions de la société conduisent à « se déshabituer de la messe » (expression entendue d’un paroissien).

Pour lutter contre cet abandon et favoriser la participation de tous, l’article à consulter ci-après propose une maxime pastorale pleine de sagesse qui pourra nourrir la réflexion des acteurs de la liturgie et de tous les pratiquants : « la façon dont on fait – ou ne fait pas – la liturgie dit quelque chose de la façon dont nous vivons notre vie de communauté, notre vie d’Église ».

Plan de l’article « Participation active et synodalité »

  1. Liturgie participative et synodalité,
    des termes parents dans leur évocation

2. Pourquoi et comment parle-t-on de participation en liturgie ?
PRENDRE part pour AVOIR part
Un avant-goût de liturgie céleste !
Consciemment, pieusement, activement       

3. La liturgie, action du CORPS du Christ, qui appelle la synodalité
L’unisson des voix, signe de l’union des cœurs
La participation active, manifestation du Corps du Christ réuni ici et maintenant
La liturgie, un reflet de notre façon de faire Église
Participation active et synodalité : un appel réciproque

 

Écrit par Daniel Laliberté, l’article intitulé « Participation active et synodalité », nous vient d’Amérique du Nord. Il est extrait du numéro printemps-été 2022 de VIVRE ET CÉLÉBRER, la Revue de pastorale liturgique et sacramentelle éditée par l’Office national de la liturgie de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

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Pour aller plus loin

  • Liturgie et synodalité ; deux aspects de l’Église corps du Christ

    « On a la fâcheuse habitude de compartimenter les choses et de ne pas relier les différentes réalités les unes aux autres. Dans l’Église, il est commode d’identifier des gens à des secteurs, ou pire, à des dossiers… »

  • Participer à la célébration

    Beaucoup pensent que la demande faite par l’Église aux fidèles d’avoir une participation active à l’action liturgique remonte au deuxième concile du Vatican. En réalité, elle a exactement soixante ans de plus et date de 1903.

  • La participation active des fidèles aux célébrations liturgiques

    Quelle est la signification de cette « participation pleine, consciente et active » que l’on « doit viser de toutes ses forces dans la restauration et la mise en valeur de la liturgie » selon la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II ? Voici une réponse en quelques mots

  • Acteurs de la célébration

    La célébration eucharistique est l’action du Christ et de l’Église qui est le peuple saint réuni et organisé sous l’autorité de l’évêque. C’est pourquoi elle concerne le Corps tout entier de l’Église ; elle le manifeste et l’affecte ; en réalité, elle atteint chacun de ses membres, de façon variée, selon la diversité des ordres, des fonctions et de leur participation effective [SC 26]. De cette manière, le peuple chrétien, « descendance élue, sacerdoce royal, nation sainte, peuple racheté », manifeste sa cohésion et son organisation hiérarchique [SC 14]. C’est pourquoi tous, ministres ordonnés ou fidèles laïcs, en accomplissant leur fonction ou leur office, feront tout ce qui leur revient, et cela seulement [SC 28].

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