Un nouveau Maitre Autel à la Cathédrale d’Amiens

Maître autel de la Cathédrale d'Amiens - Artiste : François-Xavier Legenne, architecte à Amiens

Maître autel de la Cathédrale d’Amiens – Artiste : François-Xavier Legenne, architecte à Amiens

Samedi 24 septembre 2011 a été consacré le nouveau maitre autel de la Cathédrale d’Amiens.

Au cœur de la cathédrale

La cathédrale a été bâtie dans un but spirituel unique : favoriser la prière par l’harmonie et la beauté. Quand l’Église se rassemble dans ses églises, l’acte majeur qu’elle y accomplit, c’est la célébration de l’Eucharistie. Aussi, l’élément essentiel est l’autel. C’est l’autel, et lui, seul qui révèle l’identité profonde, la destination intime. Il s’agit du « mystère de la table du repas du Seigneur » et l’autel en acquiert une vocation de présence, de rassemblement et de communion unique en son genre.

La préface consécratoire de l’autel s’achève en énumérant les différents sens de l’autel : table de fête, lieu de paix, source de communion, centre de la louange.

Un projet qui s’inscrit dans l’Histoire

Au fil du temps et des siècles, les chrétiens ont pris, génération après génération, possession de leur cathédrale. En 1291, un jubé sépare le choeur où chante le clergé, de la nef, où se rassemblent les fidèles. Il est démoli en 1755, à la suite du Concile de Trente et remplacé par une grille en fer forgé, qui ouvre le choeur à la vue des fidèles. Deux murs en faux gothique sont élevés pour fermer complètement le choeur, et huit stalles sont détruites.

En 1734, Louis François Gabriel d’Orléans de la Motte, évêque d’Amiens, finance la grille actuelle. En 1755, le Maître-Autel du choeur est modifié, la gloire eucharistique de bois et stuc est achevée en 1771. La chapelle d’hiver est érigée en 1850 pour accueillir les cours de catéchisme.

La cathédrale porte également le souvenir d’événements qui ont marqué les habitants de la Somme. Ainsi la chapelle du Sacré-Coeur est construite pour
que cesse l’épidémie de choléra de 1866 et en 1923, Albert Roze est chargé de construire le monument aux morts et des plaques commémoratives de la Première Guerre mondiale sont installées dans le bras sud du transept.

Aurélien André, archiviste diocésain, membre de la CDAS d’Amiens

« Notre autel, c’est le coeur,
car le coeur est dans l’homme ce que l’autel est dans le temple »

Depuis 60 ans, on a maintenu L’évêque Guillaume, XIIIe siècle des solutions provisoires…

Un espace liturgique alliant la chaleur du bois, la force de la pierre, la légèreté du verre et la solidité du métal (détails ci-contre).

Les quatre matériaux présents dans la cathédrale sont utilisés pour la réalisation de ce nouvel espace liturgique.

  • Pierre : puissance et sobriété.
  • Bois : chaleur et douceur. C’est le matériau utilisé pour les stalles et le mobilier.
  • Verre : légèreté et transparence, à l’image des vitraux de la cathédrale. Issu du silice, il est aussi le fruit de notre diocèse maritime.
  • Métal : tout en finesse et précision, comme les grilles du choeur et des chapelles.

1. L’autel

Placé au centre de la cathédrale, il en est le cœur. Réalisé en pierre, l’autel signifie le Christ lui-même, « rocher d’où sort l’eau vive » (1 Corinthiens 10,4), « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. » (Psaume 117,22)

2. L’ambon

La réforme liturgique du concile Vatican II a relancé une expression traditionnelle : les « deux tables », table de la Parole et table de l’Eucharistie. Il convient donc de donner à la première une solidité analogue à la seconde. L’ambon est réalisé dans les mêmes matériaux que l’autel.

3. La cathèdre

Elle est le siège d’où l’évêque préside les cérémonies dans l’église mère de son diocèse qu’est la cathédrale. Elle est le signe de
la fonction d’enseignement de l’évêque. Monseigneur Jean-Luc Bouilleret, 102ème évêque d’Amiens à pris possession du siège le 11 mai 2003.

4. Le siège de la présidence

Le lieu de la présidence signifie que la célébration eucharistique n’est possible que par un ministre ordonné. Sa disposition dans l’espace
évoque la dignité sacramentelle. Il est occupé par le prêtre qui célèbre en l’absence de l’évêque.

Pour en savoir plus :

Site du diocèse d’Amiens