Les couleurs liturgiques expliquées aux servants d’autel

01 décembre 2013 : Pour sa deuxième visite à une paroisse de Rome, François se rend dans la paroisse romaine Saint-Cyrille d'Alexandrie où il célèbre une messe. Rome, Italie. December 1, 2013 : Pope Francis celebrates a mass at the Parish Church of St. Cirillo Alessandrino in Rome, Italy.

01 décembre 2013 : Pour sa deuxième visite à une paroisse de Rome, François se rend dans la paroisse romaine Saint-Cyrille d’Alexandrie.

Toi, qui sers la messe régulièrement, tu sais que la couleur des ornements (étoles, chasubles…) change régulièrement. Tu ne t’es peut-être pas posé la question de la symbolique de ces couleurs et comment l’Église les a choisies.

À l’origine, les célébrants n’utilisaient pas de vêtements particuliers mais le Blanc était déjà privilégié. C’est la couleur qui traverse toute la bible, de l’ancien au nouveau testament. Dans les textes de la bible, tu verras que le blanc évoque la simplicité, la pureté, l’innocence. Mais c’est aussi la couleur de la lumière, de la joie de la révélation du Christ, de sa résurrection.

C’est bien pour cela que pour ton baptême, on t’a revêtu d’un vêtement blanc, c’est aussi celui que tu portes pour servir la messe. Par le Christ, tu es appelé à la transfiguration, à la vie nouvelle des enfants de Dieu.

Au cours des siècles, petit à petit, sont apparus les divers vêtements liturgiques et les couleurs.

La première couleur qui a été introduite fut le Rouge, couleur du sang, du feu, de l’amour. Le sang est le signe de la vie. Par son sang, le Christ nous sauve. Les martyrs témoignent par le don de leur sang. Le rouge est donc utilisé pour célébrer les martyrs, le dimanche des Rameaux, des messes qui invoquent l’Esprit Saint (signe d’Amour du Père et du Fils) comme la solennité de Pentecôte, les célébrations de confirmations, et aussi souvent les ordinations.

Par la suite d’autres couleurs ont été utilisées, le Vert, couleur de printemps, d’une idée de renouvellement, de l’apaisement, de la paix. Cette couleur évoque aussi la nature, création de Dieu, la poussée des feuilles, la vie, la promesse des fruits et des récompenses. Le vert nous incite à cultiver le jardin de nos cœurs. Le vert est utilisé pendant le temps ordinaire, ce qui ne veut pas dire « banal », il est marqué entre le temps de Noël (l’Épiphanie) et le temps de carême et également entre la Pentecôte et le temps de l’Avent.

La dernière couleur que nous allons évoquer est le Violet, c’est d’ailleurs celle qui fut introduite le plus tardivement. Au départ, c’était souvent le noir qui la remplaçait. C’est la couleur de l’attente, de la préparation de la conversion, de la pénitence, du deuil.

En découvrant un peu plus chaque jour le sens de ces couleurs, tu vois combien ce n’est pas pour amener de la variété dans la liturgie que l’on utilise des couleurs différentes mais bien pour donner du sens à nos gestes, pour aller au cœur de notre foi. Chaque couleur montre un état de notre esprit, un signe de Dieu.

Avec les couleurs liturgiques, nous voyons combien notre foi et son expression ne sont pas seulement intellectuelles, mais que tous nos sens ont besoin d’être mis en éveil.

 

Approfondir votre lecture

  • 30 mars 2018 : Prêtre se préparant dans la sacristie de la paroisse Saint-Ambroise, lors du Vendredi Saint. Paris (75), France.

    Couleurs en éphémère

    Blanc pour le temps pascal, rouge pour la Pentecôte. Nous entrons dans le Temps ordinaire, mais retournons au blanc pour la Trinité et le Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ. Enfin, nous voilà au vert ! La liturgie nous en fait voir de toutes les couleurs !

  • 06 novembre 2011 : Préparation des évêques pour la messe présidée par le Cardinal André VINGT-TROIS. Conférence des évêques de France. Lourdes, France

    La couleur verte dans la liturgie

    Au XVIe s., Rome fixe pour l’Église latine, l’usage exclusif de cinq couleurs ; le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir considérant l’usage du rose facultatif, du bleu, en certains lieux, pour les fêtes de la Vierge Marie, et enfin de l’or pour suppléer le blanc, le rouge et le vert. Avant cette fixation et un symbolisme précis, d’autres couleurs ont été utilisées car on usait des ornements en fonction de leur richesse et de leur état et le code

  • 22 juin 2008 : Remise de l'étole, vêtement liturgique, au jeune prêtre lors de son ordination presbytérale en la cath. Notre-Dame de la Treille, à Lille (59), France.

    Le rouge et le blanc dans la liturgie

    Après bien des fluctuations, au XVIe s., les couleurs sont fixées par Rome pour la liturgie latine. Concernant le blanc et le rouge :