Guide « L’art de la commande »

Guide « L'art de la commande »

Guide « L’art de la commande », paru en 2020.

Dans l’esprit du guide « L’éclairage dans nos églises, comment y voir clair ? », le guide « L’art de la commande » délivre des conseils sur l’art de mener un projet de construction ou d’aménagement d’église et permet de découvrir la diversité des plans à oser mettre en place. Ce dossier piloté par le Père Félix Mignet, responsable de la commission diocésaine d’art sacré de Nantes, et Maud de Beauchesne, ancienne responsable du département Art sacré du SNPLS, a été pensé comme un « outil supplémentaire mis à la disposition des évêques, de leur commission diocésaine d’Art sacré, des prêtres et diacres, des fidèles membres des EAP, qui ont parfois besoin de repères concrets avant de s’engager sur un chantier », selon les mots de Mgr Bataille, accompagnateur du département Art sacré.

Construire une église aujourd’hui, alors qu’en divers lieux on s’interroge sur l’avenir de tels édifices, c’est s’engager dans une aventure peu ordinaire. À la base d’une telle entreprise, il y a toujours une communauté chrétienne motivée par un fort désir d’avoir, à proximité, un lieu de rassemblement qui lui permette de célébrer sa foi dans des conditions ajustées à ses attentes et à la liturgie de l’Église.

Le concile Vatican II et les textes sur l’espace liturgique, dans les différents rituels, laissent entrevoir bien des manières d’habiter une église pour y célébrer la liturgie. Et pourtant aujourd’hui, plus de cinquante ans après, les réalisations contemporaines explorent peu les diverses configurations possibles.

Les projets d’églises nouvelles ont rarement expérimenté plus de deux « modèles de disposition » : le plan classique, dit du « face à face » entre le président et l’assemblée, et plus rarement, celui du plan semi-enveloppant. Le lieu où se tient l’assemblée est très souvent le parent pauvre de la réflexion sur l’espace, alors même que l’assemblée, qui fait partie intégrante du Corps ecclésial du Christ, devrait être le point de départ de tout le projet.

Baptistère de la Cathédrale Sainte Geneviève de Nanterre. Architecte : Jean-Marie Duthilleul (2013).

Baptistère de la Cathédrale Sainte Geneviève de Nanterre. Architecte : Jean-Marie Duthilleul (2013).

Par ailleurs, on constate que le rôle de chacun des partenaires et le contexte environnemental dans lequel s’inscrit l’église ne sont pas assez pris en compte dans le processus de conduite des projets de construction. Nous héritons d’une façon de faire souvent « unicentrée » sur le projet, autour de la seule approche pastorale.

Pourtant il y aurait grand intérêt à redécouvrir d’autres manières de collaborer. Il apparaît aujourd’hui fondamental d’entendre les différents acteurs concernés par le projet, aux niveaux ecclésial et civil (architectes, associations, habitants du quartier…) et donc d’ouvrir un dialogue serein et fructueux avec ces différentes personnes. Un tel dialogue pourrait constituer le terreau d’une réflexion plus globale et transversale sur l’avenir des églises.

Ce guide ne cherche pas à innover à tout prix, mais à rappeler concrètement les différentes étapes qui doivent jalonner un projet d’église, ainsi que les composantes humaines et matérielles que cela induit.

La nouveauté de ce dossier réside principalement dans la présentation, en un seul et même document, de différents plans d’aménagement des espaces intérieurs des églises. De nombreuses annexes viennent également enrichir le propos fondamental.

Faut-il formuler un souhait ? Que ce guide incite ses lecteurs à sortir de leurs habitudes et à oser :

  • Oser habiter son église en exploitant toutes ses potentialités architecturales et spatiales !
  • Oser aménager son église de façon à se déplacer et à emprunter des chemins symboliques, comme nous y invitent les différents rituels liturgiques !
  • Oser le dialogue avec tous les acteurs, civils et ecclésiaux, intéressés par la construction d’une église !

Voilà l’esprit de ce petit guide, simple et concis, qui s’adresse aux principaux concernés : évêques, commissions diocésaines d’Art sacré, curés, équipes paroissiales, architectes, maires, associations…

Bonne lecture !

Maud de Beauchesne, ancienne responsable du département Art sacré du SNPLS

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Guide « L’art de la commande », paru en 2020.

Approfondir votre lecture

  • 18 mars 2018 : Elévation de l'évangéliaire durant la messe d'envoi en la cathédrale de Stasbourg, lors des 32e Assises des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC). Strasbourg (67), France.

    L’évangéliaire et l’autel

    On peut être surpris lorsque, en tête de la procession d’entrée, on voit un diacre ou un lecteur porter l’évangéliaire et le déposer non pas sur l’ambon mais sur l’autel. Cette manière de faire est conforme à la Présentation générale du missel romain (PGMR) :

  • Procession d'entrée de la messe des Cendres.

    Les entrées en célébration

    Il ne s’agit pas du premier chapitre d’un livre de cuisine (!) mais d’interroger les différents moyens par lesquels nous entrons en célébration. La structure des rites d’ouverture de la messe (entrée des ministres et chant-introït, Kyrie, prière) nous est familière. Mais on peut aussi se rappeler l’entrée spécifique du dimanche des rameaux (et de la Passion du Seigneur), de la Présentation du Seigneur, ou encore l’entrée lors de la célébration d’un baptême d’enfant.

  • Messe Laudato Si’ pour la création à la Basilique de Fourvière.

    La liturgie face au défi de la sauvegarde de la Création

    Depuis 2015, chaque 1er septembre, les catholiques sont invités à célébrer une Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création. Certaines communautés prolongent par une « Saison de la création » jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, proclamé en 1979 « patron céleste de ceux qui se préoccupent d’écologie » par Jean-Paul II. Mais au‑delà de ces temps forts annuels, la liturgie elle-même encourage à relever le défi de l’écologie.