Le signe de la croix dans les Rituels de l’initiation chrétienne

23 mai 2010 : Onction des confirmands lors de la Pentecôte, Beauvais (60), France.

23 mai 2010 : Onction des confirmands lors de la Pentecôte, Beauvais (60), France.

Par Odette Sarda, théologienne appartenant à la congrégation des Dominicaines. 

L’Église nous offre aujourd’hui quatre Rituels de l’initiation chrétienne : le Rituel de l’Initiation chrétienne des adultes (1996), le Rituel du Baptême des enfants en âge de scolarité (1977), le Rituel du Baptême des petits enfants (1984) et le Rituel de la Confirmation (1991). La Constitution sur la Sainte Liturgie (CSL § 64-71) a souhaité que soient révisés ces rituels, et, en ce qui concerne les adultes, que soit restauré le catéchuménat. Le geste du signe de la croix, parce qu’il revêt une symbolique forte, y prend une place centrale.

Le signe de la croix dans le Rituel de l’initiation chrétienne des adultes et dans le Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité

Ces deux Rituels sont des rituels de type catéchuménal, c’est-à-dire que les adultes, et aussi les enfants à partir de l’âge de raison, ne reçoivent pas le sacrement du baptême en une seule fois comme les petits enfants. L’Église tient compte du sujet auquel elle s’adresse.

Dans l’initiation chrétienne des adultes

Le Code de droit canonique indique : « Le baptême des adultes, au moins ceux qui ont quatorze ans accomplis, sera déféré à l’Évêque pour qu’il l’administre lui-même, s’il le juge opportun. »

Un adulte, pour devenir chrétien, a besoin de temps, c’est pourquoi le rituel prévoit que son cheminement vers les sacrements de l’initiation chrétienne dure deux à trois ans. Quand une personne vient exprimer son désir de devenir chrétien, elle est en général confiée à un groupe de catéchuménat des adultes sur une paroisse ou sur un secteur donné. Elle commence alors à cheminer, à découvrir la parole de Dieu, à connaître le Christ et des chrétiens et, le plus souvent, au bout de quelques mois, voire une année – quand les rencontres ont eu lieu à un rythme régulier de trois semaines ou d’un mois – cette personne est invitée après dialogue et discernement à entrer en catéchuménat. Cela suppose une conversion initiale et un certain sens de l’Église (Rituel des adultes, § 71).

Le Rituel, au § 70, indique : « L’entrée en catéchuménat est de la plus grande importance : dans cette première rencontre publique, les candidats s’ouvrent à l’Église de leur intention, et l’Église, accomplissant sa mission apostolique, reçoit ceux qui veulent en devenir membres. Dieu leur accorde largement sa grâce tandis qu’ils expriment publiquement leur désir, et que l’Église donne le signe de leur accueil et d’une première consécration. »

Notons que l’expression française : « rite de l’entrée en catéchuménat » traduit la tournure latine : Ordo ad catechumenos faciendos, littéralement « rite pour faire des catéchumènes » ; la formule dit bien ce qu’opère le rite. Or le moment essentiel de l’entrée en catéchuménat, c’est-à-dire dans l’Église, non comme baptisés mais comme catéchumènes, c’est le signe de la croix. C’est le premier geste déployé sur le corps des candidats au baptême. Dès le début du IIIe siècle, celui qui veut devenir chrétien est marqué, dès le commencement de sa démarche, de la croix du Christ. Cela apparaît comme traditionnel à Rome et en Afrique du Nord.

Le Rituel des adultes prévoit de faire cette signation d’abord sur le front ; puis sur les oreilles, les yeux, la bouche, le cœur et les épaules de chaque candidat. À la fin, celui qui préside trace un signe de croix sur l’ensemble des catéchumènes (sans les toucher cette fois). Ainsi, c’est tout l’être qui se laisse saisir par le Christ et par la communion trinitaire et s’ouvre à cette grâce. C’est ce qu’expriment les paroles brèves mais denses qui accompagnent chacune des signations et que les candidats et tous les participants écoutent avec gravité.

Le célébrant trace avec le pouce une croix sur le front de chaque candidat au baptême, en disant :

« N., recevez sur votre front la croix du Christ, c’est le Christ lui-même qui vous protège par le signe de son amour. Appliquez-vous, désormais, à le connaître et à le suivre. » (Rituel § 88)

Ensuite a lieu la signation des sens. Au jugement du célébrant, elle peut être omise en partie ou même totalement. Mais les accompagnateurs du catéchuménat, les ministres du baptême et les catéchumènes eux-mêmes, en tout premier lieu, ont découvert combien cette démarche symbolique est forte et permet d’entrer dans un engagement de foi.

« Que vos oreilles soient marquées de la croix, pour que vous écoutiez la voix du Seigneur.

Que vos yeux soient marqués de la croix, pour que vous voyiez la lumière de Dieu.

Que votre bouche soit marquée de la croix, pour que vous répondiez à la parole de Dieu.

Que votre cœur soit marqué de la croix, pour que le Christ habite en vous par la foi.

Que vos épaules soient marquées des la croix, pour que vous portiez joyeusement le joug du Christ ». (Rituel § 90)

À l’expérience, il est bon, comme le suggère le rituel, que les signations soient faites par un ou une catéchiste tandis que le prêtre ou le diacre prononce les paroles prévues. Cela imprime un rythme plus calme et nécessite une synchronisation toute bénéfique. Il est prévu que ce beau rite de la signation soit fait à l’extérieur du bâtiment-église. En effet, c’est marqué du signe de la croix que le catéchumène peut désormais pénétrer dans l’église et dans l’Église ! Autant que faire se peut, l’assemblée des fidèles doit donc rester dehors pour être témoin de ce geste magnifique et accompagner ensuite le mouvement des catéchumènes. Quelle belle symbolique !

Cependant, si, pour des raisons diverses, l’assemblée ne peut rester à l’extérieur, pourquoi ne pas faire les signations devant une grande croix, par exemple celle du sanctuaire, en rappelant brièvement qu’elle est au cœur du mystère chrétien ? Les lieux parlent toujours plus que nos commentaires. Pendant l’acclamation qui suit les signations, les accompagnateurs peuvent remettre une croix aux nouveaux catéchumènes. Certains ont été ainsi témoins d’époux qui offraient une croix à leur épouse à ce moment-là : ils la reconnaissaient comme chrétienne, et cela avait beaucoup de sens pour eux ! Certains disaient alors : « N. reçois cette croix. Qu’elle soit pour toi le signe de l’amour de Dieu ».

Écoutons saint Augustin :

« Si nous demandons à un catéchumène : crois-tu au Christ ? Il répond oui, et il se signe. Il porte déjà la croix sur son front et ne rougit pas de la croix de son Seigneur […] Comme les catéchumènes portent la croix sur leur front, ils font déjà partie de la grande maison, mais de serviteurs il faut qu’ils deviennent fils. On ne peut dire en effet qu’ils ne sont rien ceux qui appartiennent déjà à la grande maison.[1] »

Saint Augustin rappelle ici opportunément qu’il y a deux façons d’être chrétiens : catéchumènes ou baptisés (fidèles). De catéchumènes, il faut que ces nouveaux chrétiens poursuivent leur chemin jusqu’à recevoir le baptême dans le Christ. Après les signations, le célébrant dit ou chante :

Dans ta bonté, Seigneur, exauce nos prières

pour ces catéchumènes, N. et N.,

que nous avons marqués de la croix du Sauveur.

Garde-les par la puissance de cette croix.

Ils ont commencé à connaître ta lumière,

qu’ils demeurent fidèles au commandement nouveau,

et qu’ils parviennent à l’illumination de la nouvelle naissance.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

(Rituel § 92)

Après ce rite, le célébrant invite les catéchumènes et leurs accompagnateurs à entrer dans l’église. Pour la première fois, ils vont écouter publiquement, avec toute l’assemblée des fidèles, la parole de Dieu.

Pour la confirmation, après l’imposition des mains, c’est encore le signe de la croix qui est tracé avec le saint-chrême sur le front de chaque néophyte par le célébrant : « N., sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. »[2]

Pour le baptême des enfants en âge de scolarité

Le Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité est la traduction et l’adaptation, pour les pays francophones, du chapitre 5 de l’Ordo initiationis christianae adultorum (Rituel de l’initiation chrétienne des adultes) publié à Rome le 6 janvier 1972. Ce Rituel a été confirmé par la Congrégation pour le culte divin le 18 janvier 1977 et publié dans un livre à part pour un usage plus aisé.

Quelques modifications ont été faites par souci pédagogique.

Une première célébration de l’accueil de la demande (facultative, mais souvent utilisée) a été prévue pour faciliter la venue d’enfants qui désirent devenir chrétiens et être attentif à leurs familles qui ne comprennent pas toujours pourquoi il faut du temps pour baptiser un enfant à partir du moment où il a l’âge de raison, c’est-à-dire, le temps où il peut s’exprimer lui-même sur son désir et progresser dans la foi :

 

Le moment de l’entrée en catéchuménat est venu lorsque l’enfant est capable de se déterminer par rapport à Jésus Christ. Cette célébration ne doit donc pas avoir lieu trop tôt ; elle suppose auparavant une première catéchèse, sans laquelle il ne saurait y avoir d’éveil de la foi, ainsi qu’une première expérience de vie en communauté. (Rituel § 31)

L’entrée en catéchuménat se compose de deux parties : l’accueil dans l’Église par le rite de la signation, et la célébration de la parole de Dieu. (Rituel § 32)

Pour les enfants, la parole du célébrant est évidemment adaptée :

C’est Dieu qui vous appelle à devenir les amis de Jésus, son Fils. C’est pourquoi je vais vous marquer du signe des chrétiens : la croix de Jésus Christ. Tout au long de votre vie, cette croix vous rappellera son amour. Ne l’oubliez jamais. (Rituel § 37)

Le prêtre trace alors une croix sur le front de chaque futur baptisé. Il invite les parents et les catéchistes à faire de même. Quand cela est achevé, le prêtre peut dire aux enfants :

N.et N., quand nous avons tracé une croix sur votre front, c’est Dieu lui-même qui vous marquait dans votre cœur. (Rituel § 38)

Il est possible d’ajouter les signations sur les différentes parties du corps, comme pour les adultes, les paroles qui accompagnent le geste sont aussi adaptées aux enfants :

Soyez marqués du signe de la croix sur les oreilles, pour que vous entendiez ce que dit Jésus.

Soyez marqués du signe de la croix sur les yeux, pour que vous voyiez ce que fait Jésus.

Soyez marqués du signe de la croix sur les lèvres, pour que vous sachiez répondre à Jésus qui vous parle.

Soyez marqués du signe de la croix sur votre cœur, pour que vous sachiez accueillir Jésus dans votre cœur.

Soyez marqués du signe de la croix sur les épaules, pour que vous ayez en vous la force de Jésus.

(Rituel § 38 bis)

Comme pour les adultes, les signations sont faites sur chaque enfant par un catéchiste ou un parent. Les paroles sont prononcées par le prêtre seul. Il conclut en faisant, seul, le signe de la croix sur tous les enfants, en geste de bénédiction :

Je vous marque tout entier du signe de la croix, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, pour que vous viviez avec Jésus, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. (Rituel § 38 bis)

Ensuite, comme pour les adultes, le célébrant invite les enfants qui viennent d’être signés à prendre leur place dans l’assemblée :

N. et N., maintenant vous avez votre place dans la famille des chrétiens ; avec nous tous, venez écouter la parole de Dieu et prier. (Rituel § 43)

Quand la confirmation a lieu après le baptême, l’onction avec le saint-chrême est faite par le célébrant au moyen du signe de la croix sur le front de chaque jeune.3

 

Le signe de la croix dans le Rituel du baptême des petits enfants

Ce Rituel est tout à fait différent des deux précédents. Il ne s’agit pas d’un rituel de type catéchuménal. Les petits enfants de 0 à 7 ans sont baptisés dans une seule célébration. Ce sont souvent les parents qui sont invités à parcourir un chemin de préparation plus ou moins long, car ce sont eux qui demandent le baptême pour leur enfant.

Pour les petits enfants aussi, selon la Tradition de l’Église, le premier geste fait au début du rituel du baptême est la signation.

Après avoir interrogé les parents et les parrains/marraines sur leur engagement par rapport à leur demande de baptême pour leur enfant, le célébrant dit :

N. et N., (ou Mes chers enfants), la communauté chrétienne vous accueille avec joie. En son nom, je vous marque de la croix, le signe du Christ, notre Sauveur.

Et vous, leurs parents, leurs parrains et marraines, vous les marquerez après moi du signe de la croix.

(Rituel § 75 ; 116)

Le célébrant, sans rien dire, trace une croix sur le front de chaque enfant, puis les parents, parrains, marraines font de même.

Comme pour les catéchumènes adultes, le ministre du baptême invite les familles à entrer dans l’église, avec cette belle parole :

N. et N., entrez dans la maison de Dieu afin d’avoir part avec le Christ pour la vie éternelle. (Rituel § 76 ; 117)

Ce rituel comporte des liturgies spécifiques, adaptées à diverses situations. Le chapitre III, « Baptême d’un grand nombre d’enfants en pays de mission », prévoit la signation au § 153. Étant donné le grand nombre d’enfants, le célébrant fait un grand signe de croix au-dessus de tous les petits mais il demande aux parents de tracer un signe de croix sur le front de leur enfant.

Dans le chapitre IV, « Baptême administré en pays de mission par un catéchiste en l’absence de prêtre et de diacre », en ce qui concerne la signation, la liturgie se déroule exactement de la même façon qu’au chapitre III (Rituel § 178).

Dans le chapitre V, « Baptême d’un enfant en danger de mort », la signation est omise. Cela se comprend bien à cause du caractère d’urgence de cette situation. C’est le geste baptismal lui-même, avec l’eau, qui est privilégié. Mais notons que les paroles sacramentelles sont une sorte de reprise des mots qui accompagnent le signe de la croix :

« N., je te baptise, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » (Rituel § 203)

Dans ces circonstances, l’Église prévoit que le petit enfant soit aussi confirmé dès lors qu’un prêtre est présent. Dans ce cas, avec le saint-chrême, le ministre marque du signe de la croix le front de l’enfant, en disant :

« N., sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. » (Rituel § 207-208)

Le chapitre VI, « L’accueil dans la communauté d’un enfant baptisé en cas d’urgence », a été décidé par la réforme liturgique du deuxième Concile du Vatican4. Avant de marquer l’enfant du signe de la croix, le célébrant dit :

N., la communauté chrétienne t’accueille avec joie, elle rend grâce à Dieu avec tes parents, elle atteste que tu as déjà été reçu dans l’Église. En son nom, je te marque de la croix, le signe du Christ, notre Sauveur. C’est lui qui t’a donné sa vie par le baptême et qui a fait de toi un membre de son Corps. Et vous, ses parents (son parrain, sa marraine), vous le marquerez après moi du signe de la croix. (Rituel § 215)

Le signe de la croix dans le Rituel de la confirmation

Comme dans le cadre de l’initiation chrétienne des adultes ou des enfants en âge de scolarité, que ce soit dans la situation liturgique « normale » ou en cas d’urgence, le rite de l’onction est le même. Avec le saint-chrême, l’évêque (ou le prêtre) marque du signe de la croix le front du confirmand, en disant :

N., sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. (Rituel § 49 ; 97)

Cette onction en forme de signe de croix est aussi un rappel de l’amour du Christ. Le mot « Christ » veut dire : celui qui a reçu l’onction. Le chrétien est un autre christ. Il est consacré au Christ.

Quelle signification du signe de la croix apparaît à la lecture des rituels de l’initiation chrétienne ?

Signe d’accueil et de consécration

Notons d’abord que c’est le premier geste dans les trois rituels du baptême. Il s’agit donc bien d’un geste essentiel pour la foi chrétienne, et qui est pratiqué par l’Église depuis des siècles.

Le signe de croix est en effet le signe de l’accueil par l’Église (adultes, enfants en âge scolaire, petits enfants) :

« Comme les catéchumènes portent la croix sur leur front, ils font déjà partie de la grande maison. » (saint Augustin)

« Maintenant, vous avez votre place dans la famille des chrétiens » (Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité)

« L’Église vous accueille avec joie. » (Rituel du baptême des petits enfants)

Il est aussi le signe d’une première consécration :

« C’est le Christ lui-même qui vous protège par le signe de son amour » (Rituel de l’initiation chrétienne des adultes)

« C’est la croix du Sauveur : garde-les par la puissance de cette croix » demande la prière après la signation. (ibid.) « La croix, le signe du Christ, notre Sauveur. » (Rituel du baptême des petits enfants)

« C’est Dieu qui vous appelle à devenir les amis de Jésus, son Fils. C’est pourquoi je vais vous marquer du signe des chrétiens : la croix de Jésus Christ. » (Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité) « Quand nous avons tracé une croix sur votre front, c’est Dieu lui-même qui vous marquait dans votre cœur. » (ibid.) « Le signe de la croix […] pour que vous viviez avec Jésus. » (ibid.) « … afin d’avoir part avec le Christ pour la vie éternelle ». (Rituel du baptême des petits enfants)

À la confirmation, par le signe de la croix avec le saint-chrême, c’est Dieu qui « confirme » la consécration baptismale.

Le sceau d’une appartenance, un symbole de la foi chrétienne

Ce signe de la croix dans les sacrements de l’initiation chrétienne est comme un sceau invisible, signe de consécration au Christ, signe d’appartenance au Christ, rappel de son amour.

Ce signe de croix est une démarche symbolique (au sens fort) extraordinaire dans sa simplicité. Il est formé de la croix du Christ et en même temps, dans le même acte, il s’agit d’une profession de foi trinitaire : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». À ce sujet, le Père Congar a écrit :

« La liturgie n’est pas seulement un énoncé de type théologique et notionnel, mais une action sainte. L’action est synthétique, elle incorpore une conviction, elle l’exprime, et, par le fait même, elle la développe en celui-là même qui l’exprime et la communique à d’autres […] Toute ma foi est dans le plus banal de mes signes de croix. »5

Le signe de la croix exprime comme dans une concrétion le paradoxe de la foi chrétienne : il est lieu de la révélation de Dieu. Le Fils a donné sa vie pour tous les hommes, il nous fait connaître le Père par le don du Saint-Esprit et nous ouvre ainsi à la vie éternelle. Le signe de la croix dans les sacrements de l’initiation chrétienne annonce et porte la foi au Dieu Trinité, l’unité du mystère pascal, la victoire du Christ, et l’appartenance à l’Église. Pour les futurs baptisés, il est une préfiguration de ce qui va être vécu dans le baptême et dans la confirmation.

 

1. Homélie sur l’Évangile de Jean 11, 3-4

2. Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, § 232, 259 (dans le chapitre « Rituel abrégé de l’initiation d’un adulte à l’approche de la mort ») et 296 (dans le chapitre « Rituel simplifié pour des circonstances exceptionnelles »).

3 Rituel du baptême des enfants en âge de scolarité, § 121.

4. CSL § 69 : « A la place du rite appelé « Rituel pour suppléer sur un enfant baptisé les cérémonies omises », on en composera un nouveau qui manifestera de façon plus claire et mieux appropriée que l’enfant baptisé selon le rite bref a déjà été reçu dans l’Église. »

5. Yves Congar, La Tradition et les traditions, Paris, Fayard, 1963, t. II, p. 184.

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