Noël et l’octave de la Nativité du Seigneur

Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Isaïe, 11, 1

Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.

– Jn 1, 14

9 janvier 2018 : Crèche de Noël. Egl. Sainte Elisabeth de Hongrie, Paris (75), France.

9 janvier 2018 : Crèche de Noël. Egl. Sainte Elisabeth de Hongrie, Paris (75), France.

À Noël, en célébrant le 25 décembre, la naissance de Jésus, l’incarnation du Fils de Dieu, c’est le mystère pascal tout entier qui est célébré sous un aspect particulier.

Qu’est-ce que l’octave de Noël ?

Comme à Pâques, la fête de la Nativité se déploie dans une octave, c’est à dire huit jours.

L’Église y commémore saint Etienne premier martyre, saint Jean l’Évangéliste et les saints Innocents. Ces trois fêtes ont un lien avec la Nativité. On nommait Dies natalis, le jour de la mort des martyrs et des saints et d’une certaine manière, Etienne est le premier des nouveaux-nés à la suite du Christ. En saint Jean, nous rappelons l’auteur du quatrième évangile, en particulier son Prologue proclamé le jour de Noël : « le Verbe s’est fait chair » (Jn1, 14). Enfin vient le martyre des saints Innocents, martyrs muets dont l’oraison d’ouverture dit qu’ils sont témoins du Christ « non pas par la parole mais par leur seule mort ». Le dernier jour de l’octave, le 1er janvier, nous célébrons Marie, mère de Dieu. Cette fête est comme le dernier écho à celle de la Nativité.

Extrait de la revue Célébrer n°394

Célébrer la Nativité

  • Vivre le temps de Noël en compagnie d’Olivier Messiaen : un parcours

    Le temps liturgique de Noël offre l’occasion de méditer et de reprendre souffle en se laissant inspirer par la beauté du mystère de la Nativité. Cet article propose un parcours pour entrer dans l’esprit de « La Nativité du Seigneur », une œuvre pour orgue d’Olivier Messiaen (1908-1992).

  • Liturgies domestiques pour les différentes célébrations du temps de Noël

    Propositions de liturgies domestiques pour la fête de la sainte Famille, le 1er janvier, la solennité de l’Epiphanie et la fête du Baptême du Christ par le diocèse de Strasbourg.

  • Noël à la maison : trois propositions de prière en famille

    Le temps de Noël nous rassemble autour de la crèche comme autour des repas de fête. Profitons de ces moments de joie pour bénir le Seigneur en famille : découvrez trois propositions pour sanctifier Noël à la maison.

  • 3. Vivre Noël : messe de Minuit, messe du Jour

    Décembre 2020 – C’est en nous, au plus bas, que Jésus s’invite cette nuit : Descend vite ! Aujourd’hui il faut que je demeure chez toi (Lc 19, 5). Le Mystère de Noël est donc abyssal : en nous comme en Dieu. (…)

  • 4. Vivre l’Octave de Noël et fêter la Sainte Famille

    Décembre 2020 – L’Octave de Noël, c’est Noël dans le cœur de Marie, dans le prisme de son regard, dans l’embrasure de sa maternité. Il est heureux que l’An neuf commence dans ce « point de vue » que la première concernée par le Mystère a patiemment élaboré.

  • 5. Vivre l’Epiphanie et le Baptême du Christ

    Décembre 2020 – L’Épiphanie, traditionnellement fixée au 6 janvier, est l’ancêtre et la doyenne de Noël : c’est cette fête qui est apparue la première, en Orient, avant que celle du 25 décembre ne vînt en quelque sorte la concurrencer.

  • Scruter les origines à partir des épiphanies du Seigneur

    Le mystère du surgissement de Dieu au cœur de ce monde révèle (epiphania) la destinée de l’homme promis à la gloire, même et surtout si celle-ci passe par le signe contradictoire de la croix. C’est donc la création d’un véritable itinéraire spirituel qu’augurent les épiphanies du Seigneur dont le sens est l’accomplissement de pâques et dont la vie sacramentelle est la réalisation.

  • Noël, événement de l’Histoire et mystère du Salut

    Noël est-il le jour anniversaire de la naissance historique de Jésus de Nazareth ? La date fixe de la fête (25 décembre) et le mot latin Natale ou Natalis dies (« jour anniversaire », en français « Noël ») pourraient le laisser croire. Ce serait toutefois négliger l’élément symbolique de cette fête, son lien au solstice d’hiver, à la lumière qui grandit et annonce la venue du printemps. C’est ce même jour du solstice qui avait été choisi pour la fête romaine (païenne) du Sol invictus, le « Soleil invaincu » ou « victorieux » des ténèbres.

  • Des Ordinaires pour des temps liturgiques précis

    Avent, Temps de Noël, Carême, Temps pascal … la question d’avoir des Ordinaires propres à des temps liturgiques donnés mérite d’être posée. Mais avant, il convient tout d’abord de s’entendre sur le terme « Ordinaire » lui-même.

  • Fleurir le jour de Noël

    Les lectures du jour de Noël, le 25 décembre, nous parlent d’un « messager qui annonce la paix », la joie de l’universalité du salut « pour toutes les nations » (Isaïe 52, 7-10). L’évangile (Jn 1, 1-18) insiste sur la Parole : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu » ; « Lumière des hommes » à laquelle Jean-Baptiste va rendre témoignage.

  • Proposition de la Province de Rouen pour chanter pendant le temps de Noël

    La cote du temps de Noël est « F ». Voici les proposition de chants de la Province de Rouen pour les célébrations qui jalonnent le temps de la Nativité : Messe de la nuit et messe du jour de la Noël, Dimanche de la Sainte Famille, Baptême du Seigneur, Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, Épiphanie du Seigneur.

  • Se convertir à Noël : entrer dans une nouvelle co(n)naissance

    Chaque temps liturgique aide à notre conversion. Ainsi l’Avent réveille l’espérance : c’est le temps de redevenir veilleurs. À Noël, il s’agirait plutôt de se tenir là. L’adoration permet d’accueillir l’expérience de communion offerte par Dieu. Prier les oraisons du temps de Noël inscrit dans les cœurs la bonne nouvelle : la connaissance de Dieu, tel qu’il veut se révéler, favorise une nouvelle naissance à nous-mêmes grâce au Verbe incarné. Se convertir à Noël, c’est laisser une meilleure connaissance de Dieu susciter une co-naissance !

  • Fleurir la nuit de Noël

    Noël, célébration de l’inattendu de Dieu qui s’est rendu visible dans l’existence de l’homme Jésus, est aussi la fête de l’émerveillement des enfants devant la crèche, des retrouvailles des familles, de l’espoir d’une fraternité universelle.

  • Noël : la messe de la nuit et la messe du jour

    Une seule fête et plusieurs célébrations eucharistiques : petits rappels liturgiques sur la messe de la nuit et la messe du jour de Noël.

  • Noël et la piété populaire

    L’Avent et Noël sont accompagnés de nombreuses manifestations populaires qu’il est bon de conserver tout en leur redonnant un sens compréhensible aujourd’hui. Tout en rappelant la priorité des célébrations de l’année liturgique sur les autres pratiques de dévotion, le Directoire sur la piété populaire et la liturgie présente les significations des différentes expressions et traditions qui ont cours à l’occasion de la fête de Noël. Il suggère aussi d’en privilégier certaines et d’en garder pour les autres années.

  • Temps de prière à l’occasion du 31 décembre

    “La pensée intime, le coeur de chacun est un abîme” (Psaume 64,6)Bible et veilleuse. Nous proposons ci-après un temps de prière pour le changement d’année civile, le 31 décembre au soir, dans un secteur pastoral ou une nouvelle paroisse. Mais ce schéma peut s’adapter à toute autre circonstance particulière. Durée prévue : 45 à 50 mn, […]

  • Choisir des chants pour les célébrations liturgiques au temps de Noël

    La cote du temps de Noël est « F ». Ce temps liturgique est caractérisé par les chants traditionnels. La liturgie gardera du joyeux côté populaire une fraîcheur candide. Vivons ce temps avec ce qu’il contient de folklore en gardant la « noble simplicité » prônée par Vatican II.

  • Noël : la crèche dans l’histoire

    8 décembre 2016 : Crèche devant l’autel dans l’église Notre Dame de l’Assomption à Montesson (78), France. Par Dominique Cadet Les auteurs des évangiles ne mentionnent pas le jour de la naissance de Jésus le Christ. Nous ne disposons d’aucune autre source à cet égard. Selon l’évangile selon saint Luc, l’endroit où Jésus a été […]

  • Décembre 2006 : Choeur lors d'une messe anticipée de Noël pour les enfants d'une école catholique, Bonn, Allemagne.

    La veillée avant la messe de la nuit de Noël

    Le Directoire sur la piété populaire et la liturgie rappelle que lorsque l’office des lectures, comme préparation immédiate à la messe de minuit, n’est pas célébré, on peut organiser une veillée qui, en s’inspirant de cet office, peut être composée d’éléments de la piété populaire (n° 110).

  • La veillée avant la messe de la nuit de Noël

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  • Noël : les anges, une place privilégiée

    Les anges ainsi que l’archange Gabriel occupent une place privilégiée dans le temps de Noël.

  • La crèche, Avent et dévotions populaires

    Un regard d’historienne sur les usages, traditions et dévotions populaires qui accompagnent l’Avent. Cet article s’intéresse particulièrement à la crèche qui orne les églises et les maisons avant Noël.

Célébrer la Nativité

La piété moderne a très légitimement paré la fête de la Nativité de Jésus de la tendresse et de la poésie propres à l’évocation de l’Enfant. Originairement elle fut pourtant une fête presque austère, une proclamation solennelle de la divinité du Christ face à ceux qui la niaient (IVe siècle) : dans le fils de la Vierge Mare nous adorons le Fils de Dieu. les fêtes de l’Épiphanie et du Baptême de Jésus, celle de saint Marie Mère de Dieu affirment, chacune à sa façon, le même dogme de notre foi, tandis que nous découvrons dans la fête de la sainte Famille les implications les plus humaines du mystère de l’Incarnation.

Réf. Missel du dimanche

1

Messe de la veille au soir

La messe qui ouvre la solennité de la Nativité du Seigneur, au soir du 24 décembre, se situe à la jonction du temps de l’Avent et de Noël. Célébrant dans la joie la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes (P 1, 3), elle parle aussi de demain : « Le Seigneur vient, demain vous verrez sa gloire » (A 1), « Demain sera détruit le péché de la terre » (Alléluia). Elle souligne par cette référence à l’Exode (Ex 16, 6-7) le lien qui rattache la naissance du Christ à sa passion et à sa résurrection. Mais le demain dans lequel le peuple de Dieu vit son aujourd’hui, c’est celui du retour du Seigneur. Aussi la collecte demande-t-elle qu’en « accueillant dans l’allégresse le Fils de Dieu qui vient nous racheter, nous puissions le regarder sans crainte quand il viendra nous juger » (P 1).

2

Messe de la Nuit

« Tous ensemble, réjouissons-nous », telle est l’invitation qui ouvre la messe de la nuit de Noël (A 1). Le psaume dira : « Chantez au Seigneur un chant nouveau », et le verset de l’Alléluia fera écho par avance au message de l’ange : « Je vous annonce une grande joie. » L’objet de cette joie c’est la naissance de Jésus. Mais, par-delà l’événement dont l’Évangile nous fait le récit, il nous faut découvrir son contenu : dans l’enfant qui vient de naître nous adorons « Dieu qui s’est rendu visible à nos yeux (PR 1), le fils de la femme en qui « notre nature est unie à celle de Dieu » (P 2). Telles est « la lumière qui fait resplendir cette nuit très sainte » (P 1). Noël n’est pas seulement l’évocation d’un événement passé. Au moment de communier, nous chantons : « Le Verbe s’est fait chair, et nous avons vu sa gloire » (A 2). Dans l’Eucharistie, le Christ, né de la Vierge Marie, se fait le pain de notre route, pour soutenir notre montée « jusqu’à la communion glorieuse » avec lui (P 3) « dans la plénitude de sa joie » (P 1).

Réf. Directoire sur la piété populaire et la liturgie 109

109. Entre les premières vêpres de Noël et la célébration de la messe de minuit, les nombreuses expressions de la piété populaire, diverses selon les pays, comprennent en particulier la tradition des chants de Noël, qui contribuent à transmettre le message de joie et de paix propre à cette solennité. Or, il est opportun de valoriser ces différentes expressions et , le cas échéant de les harmoniser avec les célébrations de la liturgie. Il convient de citer, par exemple, la représentation des “crèches vivantes”, l’inauguration de la crèche familiale, l’inauguration de l’arbre de Noël, le repas du soir de Noël.

3

Messe de l'aurore

La messe de l’aurore s’ouvre sur l’évocation de la lumière : « Aujourd’hui sur nous la lumière va resplendir, car le Seigneur nous est né » (A 1). Ce Seigneur nouveau-né, devant lequel s’émerveillent les bergers, est le Messie promis par les prophètes : il est le Prince de la paix, qu’Isaïe saluait par avance (A 1), le roi sauveur annoncé par Zacharie (A 2). Mais il est beaucoup plus que le Messie d’Israël, il est Dieu fait homme (P 1, 2).

Telle est la foi des chrétiens. Cette foi ne doit pas être seulement « une lumière qui éclaire nos coeurs », il faut qu’« elle resplendisse dans toute notre vie » (P 1). Si nous trouvons, chaque année, dans la célébration de la Nativité du Seigneur, un approfondissement de notre foi, nous devons y puiser aussi « la force d’un meilleur amour » (P 3). En se donnant à nous dans l’Eucharistie, le Verbe fait chair nous fait communier à l’amour dans lequel il est venu établir sa demeure parmi les hommes.

4

Messe du jour de Noël

« Un jour saint s’est levé sur nous : aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre » (Alléluia). Cette lumière, la voici : en Jésus Christ le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous donner part à sa vie divine. L’épître et l’évangile le proclament, les oraisons et les chants le redisent dans l’action de grâce et l’invocation. « En naissant aujourd’hui, le Sauveur du monde nous a fait naître à la vie divine » (P 3). En prenant notre humanité, il nous fait « participer à sa divinité » (P 1). Avec l’« enfant qui nous est né » (A 1) commence la création nouvelle, qui est plus merveilleuse encore que la première (P 1). L’une des préfaces de la Nativité chante avec lyrisme l’étonnante promotion que la naissance du Christ apporte à l’homme : « Lorsque le Fils de Dieu prend la condition de l’homme, la nature humaine en reçoit une incomparable noblesse ; il devient tellement l’un de nous que nous devenons éternels » (Pr 3).

Le saint du jour

Sur www.nominis.cef.fr

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Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint…

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