L’Assomption de la Vierge Marie

Vitrail Marie

Ce jour-là, est célébrée la montée au ciel de la Vierge Marie. La Tradition rapporte qu’elle ne connut pas la mort mais un endormissement avant d’être élevée au ciel par les anges. L’assomption de Marie découle de sa maternité divine.

« Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon exulte en mon Dieu. Car il m’a enveloppée du manteau de l’innocence, il m’a fait revêtir les vêtements du salut, comme une mariée met ses bijoux. » (Isaïe 61, 10)

Le mot latin assumptio vient du verbe ad-sumere « prendre pour soi », « tirer à soi ». La Solennité de l’Assomption de Marie célèbre la glorification de la Mère de Dieu.

Les Écritures canoniques ne parlent pas de ce mystère, mais très vite la foi de l’Église en a témoigné : dès la fin du Ve siècle, on enregistre des allusions à une fête de la « dormition » ou du « passage » de Marie.

Le 1er novembre 1950, Pie XII a défini solennellement le dogme de l’Assomption de Notre-Dame, dans les termes suivants : « Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, toujours Vierge, à la fin de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire du ciel ».

Le mystère de l’Assomption est le privilège marial qui répond au privilège de l’Immaculée Conception : si Marie est la toute-pure, devenue la Mère de Dieu, associée à l’œuvre rédemptrice de son Fils, il convenait que Dieu l’élevât à la Gloire du Christ ressuscité et monté au ciel. Après l’Ascension du Seigneur, l’Assomption de Notre-Dame est pour nous le gage de notre appel à la Gloire : à côté de l’humanité du Christ, une personne humaine est entrée dans la vie des Trois et ne cesse, avec Jésus, d’intercéder pour que nous soyons là où elle est.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie
© Editions CLD, tous droits réservés

Pour les premiers chrétiens, la mort de Marie ne pouvait être qu’un sommeil, une dormition, mais un sommeil court pour que son corps qui a porté le Fils de Dieu ne soit pas dégradé. Ainsi est née à Jérusalem, dès le Ve siècle, la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. Saint Jean Damascène (VIIe s.) explique : « Celle qui avait hébergé le Verbe divin en son sein devait être logée dans la demeure de son fils ».

De la même manière, dans la Préface de la messe du jour, on retrouve des allusions qui unissent ces deux mystères de Marie, celui de sa maternité et celui de son assomption : « Tu as préservé de la dégradation du tombeau le corps qui a porté ton propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie ».

C’est seulement en 1950 que l’Église définit le dogme de l’Assomption. La Prière d’ouverture reprend les termes de la déclaration dogmatique : « Après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, Marie a été élevée en corps et en âme dans la gloire céleste ».

La Parole a fécondé la Vierge Marie, dit l’évangile de la veille. L’évangile du jour, avec le chant du Magnificat, est comme une célébration de cette parole agissante. Par l’assomption de Marie, Dieu porte à sa plénitude ses actes sauveurs. Dans la fête de l’Assomption, nous contemplons la destinée qui nous est promise.

Extrait de Célébrer n°398

Approfondir votre lecture

Approfondir votre lecture