Vêpres, office du soir

prière des heures assiseLes vêpres, prière du soir, sont célébrées à l’heure vespérale, en fin d’après-midi quand le jour baisse et que le travail du jour cesse.

Qu'est-ce que l'office des Vêpres ?

  • Fleurir pour la Liturgie des Heures

    La Liturgie des Heures, en lien avec la lumière du jour et la tombée de la nuit, rythme et alimente les différents moments de la journée des moines, moniales, religieux, religieuses, prêtres et diacres. Elle est peu répandue dans nos paroisses, mais depuis Vatican II , chaque chrétien est invité à ce dialogue journalier, communautaire entre Dieu et les hommes.

  • La Madone du Magnificat Botticelli

    Vêpres de l’Épiphanie : les antiennes du Benedictus et du Magnificat

    Une lecture un peu superficielle de la liturgie de l’Épiphanie confortée par le folklore qui entoure la visite des mages, risque de réduire celle-ci à une aimable méditation des premiers événements de la vie du Christ dans le prolongement de Noël.

  • La Bible

    La Parole de Dieu et son répons, au centre de la Liturgie des Heures

    Pourquoi ici une étude spéciale de la parole de Dieu avec son répons, comme si, à l’office, cette Parole était seulement présente dans la lecture qui en est proposée au centre de chaque heure ? N’en sont-ils pas issus les psaumes, les cantiques de l’Ancien et du Nouveau Testament, le Notre Père, et ces « morceaux choisis » que sont les antiennes et les versets ?

  • La prière d’intercession, matin et soir

    Nous sommes tous concernés. Il est bon que les personnes qui prient avec la Liturgie des Heures reprennent conscience de ce que l’Eglise leur demande matin et soir. Il est bon aussi que les personnes qui rédigent la prière universelle de la messe découvrent la richesse de plus de mille prières d’intercession qu’on trouve au long des quatre semaines, de l’avent, du temps de Noël, du Carême, du Temps Pascal, des fêtes et des communs.

  • « Tous les vendredis, nous chantons ensemble l’office du soir »

    Nous sommes vendredi, il est 18h, rassemblés devant l’autel, nous avons dit l’Angélus et nous nous levons pour chanter l’office du soir, les Vêpres.

  • Vêpres et vigiles comme préparation du dimanche

    Dans le chapitre « La célébration des mystères du Seigneur, le Dimanche », au n°204 de la PGLH, il est noté : « L’office du dimanche commence aux premières vêpres (office du samedi soir) ». Dans ce même document, concernant les vigiles, il nous est rappelé combien il est bon de « veiller » le Seigneur qui vient (n° 70-73).

  • Vêpres : « Rendre grâce au soir tombant »

    Dans l’ancienne division du temps, en usage chez les Romains, la vigilia vespertina, c’est-à-dire le soir, était la première des quatre parties de la nuit : soir, minuit, chant du coq, matin. On appelait aussi vesper (vénus), l’astre lumineux qui devient visible dans la pénombre grandissante. De là, l’habitude, souvent conservée, de parler des Vêpres pour dire l’office du soir.

  • Les lectures de la Messe, la prière des Heures et la Bible sur le site de l’AELF

    Le site de l’Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones permet de lire en ligne ou de recevoir par mail les textes liturgiques du jour et la prière des Heures, et de lire l’Ancien, le Nouveau Testament et les Psaumes. Rendez-vous sur www.aelf.org.

Présentation Générale de la Liturgie des Heures

39 L’office du soir est célébré dans la soirée, quand le jour baisse déjà,  » afin de rendre grâce pour ce qui, en ce jour, nous a été donné, ou pour ce que nous avons fait de bien « . De plus, la prière que nous faisons monter  » comme l’encens en présence du Seigneur  » et dans laquelle  » l’élévation de nos mains  » devient comme  » le sacrifice du soir  » constitue un rappel de la rédemption. Ce sacrifice  » peut cependant être compris dans un sens encore plus sacré, comme le véritable sacrifice du soir, soit en tant qu’il est transmis par le Seigneur, notre Sauveur, aux Apôtres lors de la Cène, quand il inaugurait ainsi les mystères saints et sacrés de l’Eglise; soit comme le sacrifice du soir qu’il a offert au Père le jour suivant, c’est-à-dire à la fin des temps, par l’élévation de ses mains, pour le salut du monde entier « . Enfin, pour diriger notre espérance vers la lumière qui ne connaît pas de crépuscule,  » nous prions et demandons que la lumière revienne sur nous, nous demandons l’avènement du Christ qui doit nous apporter la grâce de la lumière éternelle « . A cette heure-là nous unissons notre voix à celle des Eglises d’Orient en invoquant la  » Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père céleste et éternel, le bienheureux Jésus Christ; parvenus au coucher du soleil, en voyant la lumière du soir, nous chantons Dieu, Père, Fils et Esprit Saint… ».

40 On doit donc faire grand cas des offices du matin et du soir comme étant la prière de la communauté chrétienne. Leur célébration publique ou commune doit être favorisée, surtout chez ceux qui vivent en communauté. Elle doit même être conseillée aux fidèles qui ne peuvent pas participer à la célébration commune.

41 Les offices du matin et du soir commencent par le verset d’introduction:  » Dieu, viens à mon aide. Seigneur, à notre secours « , que suit le  » Gloire au Père  » avec  » Au Dieu qui est…  » et  » Alléluia  » (qu’on omet en Carême). Mais tout cela est supprimé à l’office du matin quand celui-ci commence par l’invitatoire.

42 Aussitôt après, on chante ou on dit l’hymne qui convient. Le rôle de l’hymne est de donner à chaque Heure ou à chaque fête sa tonalité propre, et de rendre plus facile et plus joyeuse l’entrée dans la prière, surtout quand la célébration se fait avec le peuple.

43 Après l’hymne, vient la psalmodie, conformément aux nn. 121-125. La psalmodie de l’office du matin comprend un psaume approprié au matin, puis un cantique de l’Ancien Testament et un deuxième psaume, qui est, selon la tradition de l’Eglise, un psaume de louange. La psalmodie de l’office du soir est constituée de deux psaumes (ou de deux sections d’un psaume trop long) appropriés à cette heure et à une célébration avec le peuple, et d’un cantique tiré des épîtres ou de l’Apocalypse.

44 La psalmodie achevée, on fait une lecture, soit brève, soit relativement longue.

45 La lecture brève est choisie suivant le jour, le temps ou la fête. Elle doit être lue et écoutée comme une véritable proclamation de la parole de Dieu, qui propose avec force quelque sentence sacrée, et qui met en lumière des paroles brèves auxquelles on risque de ne pas faire attention au cours d’une lecture continue des Ecritures. La lecture brève change chaque jour dans le cycle de la psalmodie.

46 Cependant, au gré du célébrant, et surtout quand il y a participation du peuple, on peut choisir une lecture biblique plus longue, tirée soit de l’office de lecture, soit des textes lus à la messe, choisie surtout parmi celles qui n’ont pu avoir lieu pour différents motifs. Rien n’empêche non plus de choisir parfois une autre lecture, mieux adaptée, en tenant compte de ce qui est dit sous les nn. 248-249, 251.

47 Lorsque la célébration se fait avec le peuple, on peut y ajouter, quand cela semble indiqué, une brève homélie pour faire mieux comprendre cette lecture.

48 Après la lecture ou après l’homélie, si on le juge bon, on peut observer un temps de silence.

49 Pour répondre à la parole de Dieu, un chant responsorial ou répons bref est proposé, qu’on peut omettre si on le juge bon. On peut cependant le remplacer par d’autres chants répondant à la même fonction et appartenant au même genre, du moment qu’ils sont dûment approuvés pour cet usage par la Conférence épiscopale.

50 On dit ensuite solennellement, avec son antienne, le cantique évangélique, c’est-à-dire le matin le cantique de Zacharie, le Benedictus, et le soir le cantique de la Bienheureuse Vierge Marie, le Magnificat. Ces cantiques, maintenus par l’usage séculaire et populaire de l’Eglise romaine, expriment la louange de la rédemption et l’action de grâce. L’antienne de Benedictus et celle de Magnificat est suggérée par la nature du jour, du temps ou de la fête.

51 Le cantique terminé, le matin on dit des prières pour consacrer à Dieu la journée et le travail, et le soir des intercessions (cf. nn. 179 à 193).

52 Après ces prières ou intercessions, le  » Notre Père  » est dit par tous.

53 Le  » Notre Père  » est suivi par l’oraison de conclusion, qu’on trouve au psautier pour les féries ordinaires et au propre pour les autres jours.

54 Enfin, si la présidence est exercée par un prêtre ou un diacre, c’est celui-ci qui congédie le peuple par la salutation  » Le Seigneur soit avec vous  » et la bénédiction comme à la messe, suivie par l’invitation  » Allez dans la paix du Christ  » et la réponse  » Nous rendons grâce à Dieu « . Autrement, la célébration s’achève par  » Que le Seigneur nous bénisse, etc. « .

Sur le site de l'AELF

RSS Office des vêpres

  • Introduction
    V/ Dieu, viens à mon aide, R/ Seigneur, à notre secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen. (Alléluia.)
  • Hymne : Ô Dieu qui fis jaillir de l'ombre
    Ô Dieu qui fis jaillir de l'ombre Le monde en son premier matin, Tu fais briller dans notre nuit La connaissance de ta gloire. Tu es l’image de ton Père Et la splendeur de sa beauté. Sur ton visage, ô Jésus Christ, Brille à jamais la joie du monde. Tu es toi-même la lumière Qui […]
  • Antienne
    Nos yeux levés vers toi, Seigneur, attendent ta pitié.
  • Psaume : 122
    1 Vers toi j’ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel.2 Comme les yeux de l’esclave    vers la main de son maître, + comme les yeux de la servante    vers la main de sa maîtresse, * nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,    attendent sa pitié.3 Pitié pour nous, […]
  • Antienne
    Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
  • Psaume : 123
    1 Sans le Seigneur qui était pour nous,– qu’Israël le redise – +2 sans le Seigneur qui était pour nousquand des hommes nous assaillirent, *3 alors ils nous avalaient tout vivants,dans le feu de leur colère.4 Alors le flot passait sur nous,le torrent nous submergeait ; *5 alors nous étions submergéspar les flots en furie.6 […]
  • Antienne
    Béni sois-tu, notre Père, qui nous as bénis dans le Christ !
  • Psaume : CANTIQUE (Ep 1).
    3 Qu'il soit béni, le Dieu et Père de notre Seigneur, Jésus, le Christ ! Il nous a bénis et comblés    des bénédictions de l'Esprit, * au ciel, dans le Christ.4 Il nous a choisis, dans le Christ,    avant que le monde fût créé, * pour être saints et sans péchés devant sa […]
  • Parole de Dieu : Jc 4, 11-12
    Frères, cessez de dire du mal les uns des autres ; dire du mal de son frère ou juger son frère, c’est dire du mal de la Loi et juger la Loi. Or, si tu juges la Loi, tu n’en es plus le fidèle sujet, tu en es le juge. Un seul est à la fois […]
  • Répons
    R/ Heureux qui ne juge pas : * Il ne sera pas jugé. V/ Celui qui aime son frère demeure dans la lumière. * Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Approfondir votre lecture

  • Complies

    Dernier office du jour, les complies sont chantées avant le repos de la nuit. Chaque communauté ou personne déterminant l’heure du repos.

  • Les différents offices liturgiques

    Les Heures principales sont celles du matin (Laudes) et du soir (Vêpres) ; un office est prévu pour le Milieu du jour, à moins que l’on veuille célébrer les trois petites Heures traditionnelles de Tierce, Sexte et None. L’office des lectures peut être dit au moment le plus favorable. Complies achève la journée.

  • La liturgie des Heures en pratique

    En pratique et au quotidien, comment chante-t-on les hymnes, comment psalmodier ? Quelques témoignages et articles pour savoir quand et comment prier avec la prière des Heures.