Adoration

L’adoration est originellement la prière ou le discours (oratio) adressé (ad) à un quelconque interlocuteur, ce qui souligne la dimension relationnelle de cet acte. Avant même d’exprimer une vénération ou une demande, l’adoration est ce geste de mettre la main à la bouche (ad os) pour envoyer un baiser à quelqu’un, ou de porter à la bouche le bord du vêtement de qui l’on veut honorer, ou encore de baiser la terre en signe de respect. Ces gestes étaient pratiqués, aux premiers siècles du christianisme, pour honorer l’empereur et ses statues. Les chrétiens réservaient ces marques d’honneur à Dieu et au Christ : une inscription du Palatin montre un certain Alexamenos qui fait le geste d’offrir un baiser au Christ, représenté par une tête d’âne et attaché sur une croix ; une légende précise : « Alexamenos adore son Dieu ». Outre le baiser de l’autel par le prêtre et le baiser de l’évangéliaire par le diacre après la lecture de l’évangile — qui manifestent la vénération due à Dieu et à sa Parole —, la liturgie occidentale met en haut relief l’adoration de la Croix, centre de la célébration vespérale du Vendredi saint ; dans la liturgie solennelle de ce jour, on s’avance pour baiser la Croix en faisant trois génuflexions préalables : il s’agit d’un hommage royal, bien dans la ligne de la Passion selon saint Jean. Une adoration de la Croix, comportant un baiser, est prévue le 14 septembre. Dans un sens plus large, l’adoration est tout acte visant à traduire le culte qui est réservé à Dieu ; on précise « culte de latrie » (voir Latrie). Le plus souvent, c’est le Saint-Sacrement qui est l’objet de l’adoration, exprimée par la génuflexion ou par l’agenouillement.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • 12 septembre 2015 : Tabernacle de la cathédrale Notre-Dame de Créteil (94), France.

    Le tabernacle et le culte eucharistique

    Le tabernacle, et sa réserve eucharistique, occupe une place importante dans l’ensemble du culte eucharistique. Celle-ci découle de deux actions liturgiques essentielles : la communion et l’adoration.

  • Perpignan, Dévôt-Christ

    La piété populaire et le culte eucharistique en dehors de la messe

    L’adoration eucharistique est une des formes du culte eucharistique en dehors de la messe. Ici ou là, refleurissent aussi les processions de la Fête-Dieu, le jeudi – dans les pays où la fête du Saint-Sacrement est de précepte – ou le dimanche qui suit la Sainte Trinité.

  • Vienne (Autriche), Stephansdom

    Proposer une veillée d’adoration avant la fête du Saint Sacrement

    Le Service de pastorale liturgique et sacramentelle, de musique et d’art sacré du diocèse de Strasbourg propose ici une veillée d’adoration pour la veille de la fête du Corps et du Sang du Christ. On peut aussi la proposer un autre soir de la semaine précédant la fête.

  • 15 avril 2012: Benediction finale, Première messe dominicale du Fr. Frédéric Marie à l'égl. Saint Rémi de Gif sur Yvette (91), France.

    Catéchèse du pape sur l’eucharistie : Les fruits de la messe

    Dernière catéchèse du cycle de catéchèses données par le pape François sur la messe et l’Eucharistie : l’envoi et les fruits de la messe. Le pape nous exhorte au sortir de la messe, à « aller dans la paix du Christ » apporter la bénédiction de Dieu dans nos activités quotidiennes, dans nos maisons, sur nos lieux de travail, dans les occupations de notre vie terrestre, en « glorifiant le Seigneur par notre vie ».

  • 30 mai 2017 : Membres de la communauté de l'Emmanuel lors de l'adoration du Saint Sacrement en l'église Notre-Dame d'Emeraude à Dinard (35), France.

    Les gestes d’adoration et l’adoration eucharistique

    Si vous ouvrez le dictionnaire au mot « adorer » vous lirez ceci : « Rendre un culte à un dieu, un objet divinisé ; aimer passionnément ; apprécier beaucoup ». La définition est large et peut concerner une divinité, une personne, un objet. Lorsque l’Eglise utilise le terme, chacun devine que l’adoration concerne Dieu et le Christ. Mais peut-être convient-il de rappeler ce que dit l’Eglise de l’acte d’adoration.