Religion

Du latin religio : « attention scrupuleuse », « respect sacré ». La religion consiste originellement à recueillir (relegere) les usages et les coutumes de la communauté humaine à laquelle on appartient. Les rites représentent l’objet essentiel de ce respect des pratiques communautaires, car ils concernent le sacré.

L’usage courant du mot « religion » désigne l’ensemble des actes et des comportements qui maintiennent l’homme en relation avec le divin ; contrairement au sens premier du mot, qui s’attache aux rites, on tend actuelle­ment à individualiser la religion ou à l’intellectualiser. En fait, l’activité rituelle est l’expression centrale et privilégiée de la vie religieuse : si, en effet, la religion inclut une croyance et une morale, ce n’est que dans la liturgie qu’elle trouve son exercice intégral, non seulement individuel et intérieur, mais communautaire et extérieur.

Les doctrines et les règles de vie sont toutes relatives aux rites sacrés (cf. Vatican II, Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, n° 2). La liturgie est la profession de foi chrétienne la plus complète, cependant que les exigences morales du christianisme doivent être comprises comme préparation et conséquence de la pratique liturgique.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • La liturgie des Heures, œuvre du Christ et de l’Église

    Que la liturgie des Heures soit la prière officielle de l’Église peut faire croire à certains qu’elle est impersonnelle et ritualiste. Il est vrai qu’elle existe en sa structure avant de devenir la prière de chacun et que nous la recevons d’une Église de priants qui nous a précédés. En cela même, elle nous fait entrer dans l’incomparable trésor spirituel.

  • Du silence dans la prière

    La prière jaillit du silence, se nourrit du silence et y conduit. Le cri qui ouvre la prière matinale ne peut jaillir que d’un silence : silence de la nuit, silence de la création, silence de la créature. Et déjà ce silence est prière ; sans lui, la Parole ne pourrait pas se dire. Après le mystère de la nuit, le mystère de l’espérance de l’aube entre dans nos vies et féconde un silence de foi. Tantôt c’est l’Esprit qui fait « surgir dans le silence la Parole qui nous recrée », Esprit qui « fait tressaillir le silence au fond de toute créature ». Tantôt c’est l’Emmanuel « Jésus, Verbe et réponse, qui vient ébranler nos silences [pour] libérer notre voix ».

  • La liturgie des Heures, « un trésor de vie spirituelle »

    Pour comprendre le chemin spirituel que trace la liturgie des Heures, il convient de mettre de côté toutes les images que nous en avons, toutes les expériences que nous avons vécues ici ou là, pour revenir à la source même de ce qui la constitue prière de l’Église.

  • Liturgie des Heures, sanctifier le temps

    La liturgie des Heures « a en propre, par rapport aux autres actes liturgiques […], de consacrer tout le cycle du jour et de la nuit. »

  • La liturgie des Heures, prière trinitaire

    Comme toutes célébrations liturgiques, la liturgie des Heures met en lumière l’union intime qui existe entre l’Église en prière et le Christ en prière. Dans la constitution Laudis canticum, promulguant l’Office divin restauré par décision du concile Vatican II, Paul VI le soulignait :