Confession

Du latin confessio : « aveu » ; confiteor signifie « avouer », « reconnaître ». La confession est un des actes du pénitent dans le sacrement de la pénitence (voir Pénitence). Le verbe confiteor signifie aussi « faire connaître », « proclamer », « manifester ». Confesser ou professer sa foi, c’est en témoigner publiquement ; les martyrs sont les « confesseurs » par excellence, et l’on vénère particulièrement le lieu de leur « confession » (Voir Ciborium).

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • « Seigneur, Dieu de l'univers, fais-nous revenir ; que ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés. » (Ps. 79)

    Vivre la pénitence : les pistes du rituel

    « Dieu fais-nous revenir » (Psaume 79). Ce cri du psalmiste devient souvent le nôtre, lorsque nous réalisons, qu’à cause de notre faiblesse ou du péché, nous avons besoin de renouer avec lui ou tout simplement d’intensifier notre vie baptismale. Chacun alors pense spontanément au sacrement de la pénitence et de la réconciliation, qui représente le chemin de la conversion privilégié dans l’Eglise latine depuis le Moyen Age jusqu’à une période récente. Or l’épidémie nous prive de ce chemin.

  • « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché. »

    En route vers Pâques, engager une démarche de contrition du cœur

    La situation exceptionnelle de pandémie du coronavirus empêche de recevoir l’absolution sacramentelle. Mais, dans le sillage de ce que le pape François a proposé dans son homélie du 20 mars, il est possible et bon de vivre un chemin de contrition et de demande de pardon à Dieu avec, pour les fautes graves, « la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle », afin de recevoir effectivement le pardon de ses péchés.

  • « Reviens, je te guérirai de ton infidélité, je t'aimerai profondément, car ma colère a disparu. Je serai comme la rosée, tu fleuriras comme un lys et tu prendras racine comme un arbre du Liban. »

    COVID-19 : « Si tu ne trouves pas de confesseur… »

    « J’ai besoin du sacrement de réconciliation. Mes pasteurs ne peuvent venir me voir pour que je puisse confesser mes péchés. Que faire ? » Ce message rejoint bien d’autres reçus par les évêques et les prêtres dans toutes les régions marquées par la crise sanitaire. Le confinement prive les catholiques de la possibilité habituelle de se confesser en ce temps de conversion qu’est le Carême. Dans son homélie de la messe du vendredi 20 mars à la chapelle Sainte Marthe, le pape François lui‑même s’est fait l’écho de cette difficulté à pouvoir vivre la confession sacramentelle.

  • 27 novembre 2016 : Célébration de la messe dominicale, 1er dimanche de l'Avent. Inclination profonde des prêtres et diacres devant l'autel. Paroisse Saint-Ambroise, Paris (75), France.

    L’Avent est-il un temps de pénitence ?

    En ouvrant le Missel, la réponse est claire : le temps de l’Avent est un temps de pieuse et joyeuse attente (cf. Normes universelles de l’année liturgique n° 39). Prières et préfaces soulignent l’attente et ne parlent pas de pénitence :

  • 23 mai 2010 : Seaux à eau bénite et buis pour l'aspersion lors de la messe de Pentecôte, Beauvais (60), France.

    Le rite pénitentiel et l’aspersion durant le Temps pascal

    On a tous vu, une fois ou l’autre, au début d’une célébration eucharistique solennelle ou télévisée, le président asperger généreusement l’assemblée d’eau bénite. Utilisant souvent un bouquet de branches de cèdre ou d’olivier, il s’exécute en traversant la foule tandis qu’un chant festif souligne le caractère baptismal de l’action posée.