Rite

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Du sanscrit riti : « allure », « disposition », « usage », issu du verbe ri : « aller ». Dans l’acception courante, un rite est un acte cultuel plus ou moins stéréotypé, un geste religieux plus ou moins mécanique. Originellement, le mot signifie « les usages reçus grâce auxquels se maintient l’ordre du monde » (voir Religion). Loin d’être un acte machinal, le rite est une action humaine communautaire, déterminée par la divinité, et donc « reçue », qui mime ou reproduit l’action divine.

Pratiquer un rite, dans la plupart des religions, c’est agir comme Dieu et avec Dieu. Vécue dans le rite avant d’être pensée dans le mythe (voir ce mot), la vie religieuse est essentiellement une insertion de la communauté humaine dans l’agir divin. La dimension divine du culte est donc première ; dans la liturgie, l’univers entier est réuni en acte — au moins symboliquement — et se prête à l’agir divin ; Dieu se donne, et l’homme en toutes ses dimensions — personnelle, communautaire, extérieure et intérieure, cosmique — se livre à Dieu et se laisse investir par son action salvatrice.

Dans la religion chrétienne, les rites essentiels que sont le sacrifice eucharistique et les sacrements ne sont-ils pas des actes de Dieu auxquels est associée l’Église ? Au-delà de ces rites essentiels, toute la liturgie est une action commune à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, et à l’Église, Peuple de l’Alliance. Voir Liturgie, Sacrifice, Synergie. On appelle aussi « rite » ou « rit » l’ensemble des caractéristiques propres à telle ou telle famille liturgique. Voir Liturgies.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • Procession d'entrée de la messe des Cendres.

    Les entrées en célébration

    Il ne s’agit pas du premier chapitre d’un livre de cuisine (!) mais d’interroger les différents moyens par lesquels nous entrons en célébration. La structure des rites d’ouverture de la messe (entrée des ministres et chant-introït, Kyrie, prière) nous est familière. Mais on peut aussi se rappeler l’entrée spécifique du dimanche des rameaux (et de la Passion du Seigneur), de la Présentation du Seigneur, ou encore l’entrée lors de la célébration d’un baptême d’enfant.

  • 23 avril 2014 : Une grand-mère et ses petits enfants entrant à l'intérieur de la basilique de Vézelay. Vézelay (89), France.

    Le symbolisme de la porte comme entrée dans le mystère du Christ

    Les civilisations anciennes ont toujours reconnu une dimension symbolique à la porte, qu’elle introduise à la ville, au palais, ou au temple.

  • 23 mai 2010 : Seaux à eau bénite et buis pour l'aspersion lors de la messe de Pentecôte, Beauvais (60), France.

    Le rite pénitentiel et l’aspersion durant le Temps pascal

    On a tous vu, une fois ou l’autre, au début d’une célébration eucharistique solennelle ou télévisée, le président asperger généreusement l’assemblée d’eau bénite. Utilisant souvent un bouquet de branches de cèdre ou d’olivier, il s’exécute en traversant la foule tandis qu’un chant festif souligne le caractère baptismal de l’action posée.

  • 13 mars 2014 : Rameaux d'olivier, Paris (75), France.

    ABCdaire liturgique : le geste de paix

    Lorsque des participants peu habitués à la liturgie entendent l’invitation : « Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix », certains sont surpris. Ils ne savent ni la raison du geste, ni la manière de le poser. Peut-on les aider à en saisir la portée ?

  • 14 novembre 2007: Communion lors de la messe des étudiants qui, traditionnellement, marque le début de l'année universitaire des jeunes catholiques franciliens, Notre Dame de Paris (75), France.

    « Heureux les invités … » : la procession de communion

    Entendre chaque dimanche l’interpellation reprise du livre de l’Apocalypse, « Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau », nous engage dans une démarche à la fois ecclésiale et spirituelle, communautaire et personnelle.