Soir – Vêpres

Présentation Générale de la Liturgie des Heures

39 L’office du soir est célébré dans la soirée, quand le jour baisse déjà,  » afin de rendre grâce pour ce qui, en ce jour, nous a été donné, ou pour ce que nous avons fait de bien « . De plus, la prière que nous faisons monter  » comme l’encens en présence du Seigneur  » et dans laquelle  » l’élévation de nos mains  » devient comme  » le sacrifice du soir  » constitue un rappel de la rédemption. Ce sacrifice  » peut cependant être compris dans un sens encore plus sacré, comme le véritable sacrifice du soir, soit en tant qu’il est transmis par le Seigneur, notre Sauveur, aux Apôtres lors de la Cène, quand il inaugurait ainsi les mystères saints et sacrés de l’Eglise; soit comme le sacrifice du soir qu’il a offert au Père le jour suivant, c’est-à-dire à la fin des temps, par l’élévation de ses mains, pour le salut du monde entier « . Enfin, pour diriger notre espérance vers la lumière qui ne connaît pas de crépuscule,  » nous prions et demandons que la lumière revienne sur nous, nous demandons l’avènement du Christ qui doit nous apporter la grâce de la lumière éternelle « . A cette heure-là nous unissons notre voix à celle des Eglises d’Orient en invoquant la  » Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père céleste et éternel, le bienheureux Jésus Christ; parvenus au coucher du soleil, en voyant la lumière du soir, nous chantons Dieu, Père, Fils et Esprit Saint… ».

40 On doit donc faire grand cas des offices du matin et du soir comme étant la prière de la communauté chrétienne. Leur célébration publique ou commune doit être favorisée, surtout chez ceux qui vivent en communauté. Elle doit même être conseillée aux fidèles qui ne peuvent pas participer à la célébration commune.

41 Les offices du matin et du soir commencent par le verset d’introduction:  » Dieu, viens à mon aide. Seigneur, à notre secours « , que suit le  » Gloire au Père  » avec  » Au Dieu qui est…  » et  » Alléluia  » (qu’on omet en Carême). Mais tout cela est supprimé à l’office du matin quand celui-ci commence par l’invitatoire.

42 Aussitôt après, on chante ou on dit l’hymne qui convient. Le rôle de l’hymne est de donner à chaque Heure ou à chaque fête sa tonalité propre, et de rendre plus facile et plus joyeuse l’entrée dans la prière, surtout quand la célébration se fait avec le peuple.

43 Après l’hymne, vient la psalmodie, conformément aux nn. 121-125. La psalmodie de l’office du matin comprend un psaume approprié au matin, puis un cantique de l’Ancien Testament et un deuxième psaume, qui est, selon la tradition de l’Eglise, un psaume de louange. La psalmodie de l’office du soir est constituée de deux psaumes (ou de deux sections d’un psaume trop long) appropriés à cette heure et à une célébration avec le peuple, et d’un cantique tiré des épîtres ou de l’Apocalypse.

44 La psalmodie achevée, on fait une lecture, soit brève, soit relativement longue.

45 La lecture brève est choisie suivant le jour, le temps ou la fête. Elle doit être lue et écoutée comme une véritable proclamation de la parole de Dieu, qui propose avec force quelque sentence sacrée, et qui met en lumière des paroles brèves auxquelles on risque de ne pas faire attention au cours d’une lecture continue des Ecritures. La lecture brève change chaque jour dans le cycle de la psalmodie.

46 Cependant, au gré du célébrant, et surtout quand il y a participation du peuple, on peut choisir une lecture biblique plus longue, tirée soit de l’office de lecture, soit des textes lus à la messe, choisie surtout parmi celles qui n’ont pu avoir lieu pour différents motifs. Rien n’empêche non plus de choisir parfois une autre lecture, mieux adaptée, en tenant compte de ce qui est dit sous les nn. 248-249, 251.

47 Lorsque la célébration se fait avec le peuple, on peut y ajouter, quand cela semble indiqué, une brève homélie pour faire mieux comprendre cette lecture.

48 Après la lecture ou après l’homélie, si on le juge bon, on peut observer un temps de silence.

49 Pour répondre à la parole de Dieu, un chant responsorial ou répons bref est proposé, qu’on peut omettre si on le juge bon. On peut cependant le remplacer par d’autres chants répondant à la même fonction et appartenant au même genre, du moment qu’ils sont dûment approuvés pour cet usage par la Conférence épiscopale.

50 On dit ensuite solennellement, avec son antienne, le cantique évangélique, c’est-à-dire le matin le cantique de Zacharie, le Benedictus, et le soir le cantique de la Bienheureuse Vierge Marie, le Magnificat. Ces cantiques, maintenus par l’usage séculaire et populaire de l’Eglise romaine, expriment la louange de la rédemption et l’action de grâce. L’antienne de Benedictus et celle de Magnificat est suggérée par la nature du jour, du temps ou de la fête.

51 Le cantique terminé, le matin on dit des prières pour consacrer à Dieu la journée et le travail, et le soir des intercessions (cf. nn. 179 à 193).

52 Après ces prières ou intercessions, le  » Notre Père  » est dit par tous.

53 Le  » Notre Père  » est suivi par l’oraison de conclusion, qu’on trouve au psautier pour les féries ordinaires et au propre pour les autres jours.

54 Enfin, si la présidence est exercée par un prêtre ou un diacre, c’est celui-ci qui congédie le peuple par la salutation  » Le Seigneur soit avec vous  » et la bénédiction comme à la messe, suivie par l’invitation  » Allez dans la paix du Christ  » et la réponse  » Nous rendons grâce à Dieu « . Autrement, la célébration s’achève par  » Que le Seigneur nous bénisse, etc. « .