Chasuble

La casula est, dans la basse latinité, le vêtement de dessus que l’on enfile par la tête ; le mot viendrait de casa : « maison ». En effet, la chasuble, qui enveloppait complètement celui qui la portait, évoquait une maisonnette ou une tente. C’était, aux premiers siècles, un vêtement de dessus à l’usage profane ; pour les cérémonies liturgiques, une casula spéciale était utilisée. Peu à peu, elle devint le vêtement propre au clergé, sans être réservée à tel ou tel ordre : même les acolytes la portent. Ce n’est qu’assez tardivement que la chasuble devint l’ornement réservé aux évêques et aux prêtres pour la célébration de la messe.

La chasuble a retrouvé maintenant sa forme et son ampleur primitives, après avoir été réduite à la forme « boîte-à-violon » des derniers siècles ; cette dernière forme a donné lieu à de nombreux chefs-d’œuvre dans le domaine de la broderie ; elle est encore utilisée dans quelques pays, dont l’Italie.

Le prêtre reçoit la chasuble au cours de la cérémonie de son ordination, après l’onction des mains. La chasuble se met au-dessus de l’aube et de l’étole. C’est le vêtement normal du célébrant à la messe ; lors d’une concélébration, le célébrant principal, au  moins, la porte.

Revêtu de la chasuble, le prêtre « endosse » le Christ, en la personne de qui il agit.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • Couleurs en éphémère

    Blanc pour le temps pascal, rouge pour la Pentecôte. Nous entrons dans le Temps ordinaire, mais retournons au blanc pour la Trinité et le Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ. Enfin, nous voilà au vert ! La liturgie nous en fait voir de toutes les couleurs !

  • 06 novembre 2011 : Préparation des évêques pour la messe présidée par le Cardinal André VINGT-TROIS. Conférence des évêques de France. Lourdes, France

    La couleur verte dans la liturgie

    Au XVIe s., Rome fixe pour l’Église latine, l’usage exclusif de cinq couleurs ; le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir considérant l’usage du rose facultatif, du bleu, en certains lieux, pour les fêtes de la Vierge Marie, et enfin de l’or pour suppléer le blanc, le rouge et le vert. Avant cette fixation et un symbolisme précis, d’autres couleurs ont été utilisées car on usait des ornements en fonction de leur richesse et de leur état et le code

  • 22 juin 2008 : Remise de l'étole, vêtement liturgique, au jeune prêtre lors de son ordination presbytérale en la cath. Notre-Dame de la Treille, à Lille (59), France.

    Le rouge et le blanc dans la liturgie

    Après bien des fluctuations, au XVIe s., les couleurs sont fixées par Rome pour la liturgie latine. Concernant le blanc et le rouge :

  • Saint Paul hors les Murs

    Saints Pierre et Paul, fêtés le 29 juin

    En fêtant depuis la seconde moitié du IV siècle les apôtres Pierre et Paul, l’Eglise nous invite à contempler la grâce qui les a animés. Chacun d’eux a vécu une expérience forte de rencontre avec le Christ qui a bouleversé leur vie. L’amour miséricordieux du Père a inondé et vivifié Pierre jusque dans sa faiblesse. Il deviendra le roc sur lequel reposera l’Eglise. Paul, sur le chemin de Damas a été converti et est source de l’universalité du christianisme.

  • 27 novembre 2016 : Célébration de la messe dominicale, 1er dimanche de l'Avent. Inclination profonde des prêtres et diacres devant l'autel. Paroisse Saint-Ambroise, Paris (75), France.

    Le violet et ses nuances

    Aujourd’hui, le violet est une couleur emblématique des temps préparatoires aux deux grandes fêtes de l’année liturgique, Noël et Pâques.