Cierge pascal

Le rite du cierge pascal, qui ouvre la grande Vigile pascale, est un développement du rite juif qui consistait à allumer les lampes, au moment où tombait la nuit inaugurant le sabbat ; ce rite est devenu le lucernaire dans le christianisme : on le pratiquait à l’heure de Vêpres, au chant du phôs ilaron (« Joyeuse lumière »), hymne vénérable des premiers siècles.

Au début de la plus sainte des nuits et de la plus longue vigile de l’année liturgique, l’Église a vite solennisé le rite du lucernaire : le grand cierge pascal et sa « louange », qui est l’Exultet, datent au moins du IVe siècle.

Après avoir béni le feu nouveau, le célébrant grave sur un long cierge de large section les symboles suivants : une croix, l’Alpha et l’ Oméga (voir A), enfin les quatre chiffres de l’année ; il pro­nonce, ce faisant, les formules prévues dans le missel. Cinq grains d’encens enflammés peuvent alors être implantés dans le cierge, rehaussant la croix déjà tracée, en symbole des cinq plaies glorieuses du Christ en sa Passion. On allume le cierge pascal au feu nouveau, le diacre le porte en tête de la procession et pénètre dans l’église obscure où il marque trois arrêts pour proclamer : « Lumière du Christ ! ».

Après avoir demandé la bénédiction du célébrant, comme pour l’évangile, et encensé le cierge pascal, il chante YExultet, antique condensé lyrique de la joie pascale. Tout au long des offices du temps pascal, le grand cierge continue de brûler : la flamme qui l’anime symbolise l’âme du Christ, réunie à son corps dans la Gloire du Père. On ne l’éteint qu’au terme du temps de Pâques, le soir de la Pentecôte.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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