Cierge pascal

Le rite du cierge pascal, qui ouvre la grande Vigile pascale, est un développement du rite juif qui consistait à allumer les lampes, au moment où tombait la nuit inaugurant le sabbat ; ce rite est devenu le lucernaire dans le christianisme : on le pratiquait à l’heure de Vêpres, au chant du phôs ilaron (« Joyeuse lumière »), hymne vénérable des premiers siècles.

Au début de la plus sainte des nuits et de la plus longue vigile de l’année liturgique, l’Église a vite solennisé le rite du lucernaire : le grand cierge pascal et sa « louange », qui est l’Exultet, datent au moins du IVe siècle.

Après avoir béni le feu nouveau, le célébrant grave sur un long cierge de large section les symboles suivants : une croix, l’Alpha et l’ Oméga (voir A), enfin les quatre chiffres de l’année ; il pro­nonce, ce faisant, les formules prévues dans le missel. Cinq grains d’encens enflammés peuvent alors être implantés dans le cierge, rehaussant la croix déjà tracée, en symbole des cinq plaies glorieuses du Christ en sa Passion. On allume le cierge pascal au feu nouveau, le diacre le porte en tête de la procession et pénètre dans l’église obscure où il marque trois arrêts pour proclamer : « Lumière du Christ ! ».

Après avoir demandé la bénédiction du célébrant, comme pour l’évangile, et encensé le cierge pascal, il chante YExultet, antique condensé lyrique de la joie pascale. Tout au long des offices du temps pascal, le grand cierge continue de brûler : la flamme qui l’anime symbolise l’âme du Christ, réunie à son corps dans la Gloire du Père. On ne l’éteint qu’au terme du temps de Pâques, le soir de la Pentecôte.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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  • 7 Juin 2014 : Lecture de l'Evangile lors de la Vigile de Pentecôte présidée par Mgr Michel AUPETIT, év. de Nanterre. Egl. Saint Pierre Saint Paul. Colombes (92) France.

    Célébrer la Pentecôte

    La réforme liturgique du concile Vatican II a modifié bien des choses et, entre autres, la façon de célébrer la Pentecôte. On a voulu d’abord insister sur l’unité du temps pascal. Nous redécouvrions cette unique fête de cinquante jours, avec deux sommets, Pâques et la Pentecôte.

  • 11 avril 2010 : Cierge pascal allumé lors du dimanche in albis. Egl. Saint Severin. Paris (75) France.

April 11th, 2010 : Eastern candle. Saint Severin ch. Paris (75) France.

    L’Exultet, chanter l’événement pascal

    Proclamé auprès du cierge pascal après la procession des lumières, l’Exultet débute par « Exultez de joie multitude des anges » (forme longue) et « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges » (forme courte).

  • composition-florale-cierge

    Fleurir le cierge pascal

    Après le long temps de Carême, au terme de la semaine sainte, voici Pâques. Lors de veillée pascale et de la messe du jour de Pâques, l’assemblée est invitée à une participation active et joyeuse. Le chant de l’Exultet ouvre un accès au cœur de l’année liturgique, il proclame la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort.

  • 5 mars 2017 : Bougie allumée, dans la basilique cathédrale de Saint Denis. Paris, (75), France.

    Lumière et flambeaux

    Nous avons tous fait l’expérience de circuler la nuit, en pleine campagne. Pas de maison, pas de circulation, parfois du mauvais temps. Rien de tout cela n’est rassurant. Mais, au détour de la route, une lumière perce la nuit. Aussitôt elle lève l’inquiétude et réchauffe le cœur : dans l’obscurité, la vie est là, présente ; à ce qui pourrait paraître désert et mort, une vie est donnée. Alors, qu’en est-il de la lumière vive de nos liturgies ?

  • cierge pascal

    Les signes du Temps pascal

    Le mystère pascal est célébré chaque dimanche, et les signes de Pâques sont mis en œuvre (le 1er jour de la semaine, l’assemblée, l’eau du bénitier, les luminaires près de l’autel…). Mais pendant les sept semaines du Temps pascal, ces mêmes signes sont valorisés et d’autres s’y ajoutent. Comment parlent-ils du Christ ressuscité, lui qu’on ne peut pas voir mais qui a promis d’être avec ses disciples jusqu’à la fin du monde (cf. Mat 28, 20b) ?